I. ECOLE DES MÉNAGES
A l'NlEN , MuntDl.
«Dlllll.
Vous le »ave/, j'espère; fai pour vous... l'amitié sérieuse d'un père : ie vous ai vue enfant, et inon attachement A grandi, comme vous, Cécile, constamment.
CECILE
Ohî je le sais!...
Eli bien !... pardonnez mon audace :
Voulez-vous me laisser vous regarder en face?
CECILE
Voioutiers-
AD RIEN
Votre main dans ma main... et vos yeux Rien franchement ouverts, à mon œil curieux.
CECILE
Qu'est-co donc? •
ADRIEN
Tout à l'heure, ou vous a fait prumellrc
Un silence. ..
CÉCILE
Absolu !...
ADRIEN
Donc, il faut s’y soumettre.
Mais, parfois, on élude un ordre... Supposez Que je parvienne à lire eu votre cœur?...
CÉCILE
Lisez.
Ma bouche restera close, puisqu'on l’exige.
Mais on n’impose pas à mes yeux ce prodige ;
Inlerrogcz-les donc, et soyez averti
Ue leur franchise extrême... Us n’ont jamais menti.
A D RIEN, •* l<i*»M,
Ali! conservez longtemps cette âme transparente Oit la pensée intime est sans cesse apparente;
Qu’en cette onde limpide et calme, rien d'impor Ne trouble, en v tombant, ce reflet de l’azur.
Ne vous contraignez pas, soyez toujours vous-même, Dieu vous a faite ainsi, c’est ainsi qu’on vous aime. Dans le cltagrin, pleurez; car c’est la guérison!...
Si la joie est en vous, écoulez sa chanson ;
Je le vois dans vos yeux... votre cœur est en fôte, CW le bonheur, enfant’
CÉCILE
Vous êtes donc prophète?
Vous savez?...
ADRIEN, iw bo*k«ur.
Tout!... je sais...
CÉCILE, lui (tituBl ligM 4« r> Rirljot n |*r*o«u« r«
Mais cela va fâcher
Mon tuteur, qui parait vouloir vous le cacher.
ADRIEN
Tôt ou tard, il fallait mettre fin au mystère.
• ci c I LE.
Certainement ; d'ailleurs, je ne peux pas um taire : Madame Dubuis>on me l'a dit bien des fois ..
Lh bien! je ne prendrai jamais ses grands airs froids.
Chère entant, vous parlez encore en jeune tille.
Mais quand vous serez femme et mère de famille...
CECILE
Alors... je prouverai, mouleur, qu'on peut savoir Concilier tendresse, amour, bonté, devoir...
Je vous étonne?
ADRIEN
Non.
CÉCILE
J’aurais, par aventure.
Un rêveur pour mari — poétique nature,
Préférant au fracas des villes, les forêts.
La mer et ses rochers... — partout je le suivrais ! Aimerait-il le bal?... le monde?... toujours prête. J'irais — comme au feu marche un soldat — à la fête! Bref, s’il était caissier, modestes fonctions,
Je l’aiderais, monsieur, dans ses additions !
Voilà mon caractère !
ADRIEN,
Adorable nature!
CECILE
£t si j’ai des enfants, à moi!... je vous le jure,
Leur cœur au mien sera si tendrement uni,
Qu’ils ne voudront jamais s’envoler de leur nid.
Oh! je les gâterai !... je dis : j$... c’est-à-dire J9o*u,
C’est juste.
CÉCILE, ’tfrim.
Mais oui... Vous avez beau sourire.
C'est un fait.... Je ne prends personne en traître; — car J'en causerai d’avance avec monsieur Oscar.
ADRIEN, à put.
Oscar!
CÉCILE
Je lui dirai mes défauts, mes idées,
— Puisque les choses sont maintenant décidées, —
Et je me ferai même un peu méchante, pour Qu'il ait une surprise agréable un beau tour.
Mais, folle que je suis, avec mou bavardage
Je vous ennuie... Oh! non, car le cœur ira pas d’àge,
El votre gravité, que rien n'égaie ici,
A bien voulu sourire à mon bonheur... merci!.,.
Aa fend, ta lui diluai ue dernier adieu.
Merci!...
Elle IOH.