SCÈNE V MÉLAME, EMMA
EMMA, I pert.
Oh ! comme mon cœur bat !
MELAN1E, à p»rt, rffirdaat Eani.
Adorable innocence.
Tu ne te doutes i*s de toute ta puissance!
Je tremble en l'abordant.
EMMA , A part.
Si j'avais un maintien...
Ah ! ce livre.
Elle prt»4 n livra «ur la uM» de giocAo «t le («aillait». MELA NIE , A efe-vfcM.
Voilà !... cette enfant m’appartient,
Et je ne sais jus lire au fond de sa pensée !
C’est que je ne t’ai pas assez souvent pressée Sur mon cœur, chère enfant, et maintenant je n’ai. Pour mon umuur tardif, qu’un regard étonne.
Mais il le faut... Allons...
EMMA, bcsreni» en vpytst «j-proeber U mûri.
Enfin!...
M ÉLAN I E, •apprethm d Email.
Quelle lecture
Fais-tu là, mon enfant?
EMMA, »«ntrt»t t«
Moi?... FM l'Agriculture.
MKLANIE, *©«.»■! rt pr«a*»l k Ibtt.
C'est grave!
EMMA
Oh! j’en passais... j'allais au dér.îûrr.CEl.
MÈLANIE, t’uMTiDi A dio-le, cl riiuni *«*c«ir En. a» prit t’«!U tmr n» Uboiirrt. AP «* u» pctitiilcocc.
Tiens! tu t'es donc coiflée autrement?'
EMMA
Xcr. f ir.air.ar.
Comme toujours. *
MÉLANIE
Crois-tu?... Regarde- moi de iacc;
Cela te sied bien.
EMMA
Vrai?
MÉLAME.
Dam ! il faut que je fosse Mon doux métier «le mère... et lu juges combien Je suis Itcu reuse, quand je peux dire : « C’est bien! »
EMMA
Moins heureuse que moi lorsque je sais vous plaire.
MKLANIE.
■Vous?... Ce mot tons atteste un respect exemplaire, Sans doute... mais aussi qu’il est sévère et froid,
El comme il traduit mal ce sentiment étroit De mère à tille ! il laisse au cœur un vide immense.
As*** an* proie hênlatioa.
Si... tu me tutoyais?
EMMA
Quoi, vous voulez?
MELANIE.
Commence.
EMMA
Je n'ose pas.
MÉLAME.
C'est mal.
EMMA
C’est qu’ainsi, tout n coup...
Et ce mot tous pourtant me chagrinait beaucoup!...
Mais )'en perdrai bientôt la mauvaise habitude; lit de l'autre, à présent, je vais faire une élude:
Toute seule et tout bas, d'abord, je remploierai.
J'aurai des entretiens ou je vous tutoierai, l’uis un jour, je vaincrai, grâce à mon stratagème,
Ma limite puérile, en vous disant: « Je l’aime! »
Elle M t-u* d.M kl br»» de m ntrtt .
MÉLANIE, l’eabri tient.
Chère Emma!... mon eufanl!... Ah! que c’est bon!
A f*rL
Je vois
' Tout ce que j’ai perdu de bonheur!
EMMA
Dieu ! je crois
Que tu pleures, maman!... Pourquoi? t’ai-je offensée?
MÉLAME.
C’est que j'ai dans l'esprit une grave pensée:
J'ai peur d'avoir été sévère ü ton égard.
De ne t’avoir pas fait assez grande ta part Do plaisir, de bonheur... Enfin, je me demande Si ta froideur u 'était pas une réprimande.
Ob! mère!...
EMMA
MÉLANIE
Mon enfant, le moment est venu Oîi mon cœur n’aura plus, pour toi, rien d’inconni.
Et je veux t’expliquer les causes ignorées De mes sévérités peut-ètTe exagérées.
Va! le rôle de femme est grave et périlleux :
La femme est sous la loi drun maître impérieux.
Le devoir! si facile aux hommes... est pour elle Inflexible toujours en sa règle éternelle.
J’ai voulu t'aguerrir, oui... mais ne t’ai-je nas Blessée nu cœur, enfant, dis-le, dis-le tout bas.
N'ai-je pas fait lumber, de leur lige tremblante,
Fleurs et fruits en touchant aux bourgeons do la plante?
EMMA
Ob! tais-toü... ne dis pas cela... mais je su U donc Bien ingrate, mon Dieu, bien méchante? pardon!
Oui, c’est vrai; quelquefois une pensée amère S’est glissétj en mon cœur, j'ai douté de toi, mère !
Je me »uit> dit: « Maman ne m'aime pas. » Mais, tiens.