M ÉL AMIE
Oui?
EMMA
Je crois... que je serai très-heureuse avec lui.
MÉLANIE, A pari.
Dieu!
EMMA, »®y»at U iroobln d« u mirt.
Qu'as-tu donc?
MÉLANIE
Rien... c'est la joie inattendue,
Tu comprends?...
Celte joie, elle t’était bien due...
MÉLANIE, i.ilw pt*» H, u Ut*-.
Oui!
EMMA
D'ailleurs, croiv-Ie bien, mère, en f obéissant,
Ce n'est pas ma raison, c'est mon cœur qui consent. Mon man. près de vous, me permettra de vivre :
Il ne me faudra pas vous quitter, pour le suivre Daus une autre famille où, sur un ton bourru,
Je m'entendrais donner le triste nom de bru.
Rien n'est changé... voilà ce qui ravit mon père!
Puis ce qui calmera les craintes, ie l'espère,
C'est que tous ces devoirs qui te font peur pour moi. Moi, je les envisage et sans aucun effroi :
Un mari, des enfants, un ménage fidèle...
Je t'imiterai.
MÉLANIE
Moi?
EMMA
Toi, U femme modèloî
Croirais-tu que j'avais comme un pressentiment Que tout cela devait arriver?...
MÉLANIE
Ah! commeut?
Je n’en sais rien... c'était comme en ma destinée, El ce bonheur venu ne m’a pas étonnée.
MÉLANIE
bonheur!... pour toi... c’est donc le bonheur?...
EMMA
D'estimer
Celui que le devoir m’obligera d’aimer?
Oh ! je crois bien!... et puis, je ne suis pas ingrate. Je me rappelle tout : l’heure, le jour, la date D'un regard bienveillant, d’un sourire, d’uu rien. Qui m’a fait remarquer le bon cœur d’Adrien.
Mais que c’est mal a moi de paraître contente!
Nos cœurs sont curieux et le nouveau les lente. J’aurais dû prendre un air soumis et te cacher Un bonheur qui devait, à bon droit, le fâcher...
Je m'en veux!