‹ L' école des vieillardsChapitre 14 sur 96 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

Adieu tout mon plaisir ! Je reconnais mes torts : Embrassez-moi , pardon.

DAN VILLE

Je suis le seul coupable ,

(A Bonnard.)

C’est moi qui l’ai voulu. Parle , est-on plus aimable '.’ HORTENSE.

Croyez qu’à l’avenir... Ah ! c’est vous, Valentin:

Pour ma loge aux Bouffons vous irez ce matin ;

(A Banville.)

Je veux vous y mener, vous aimez la musique.

(A Banville.)

De là chez mon libraire. ..un roman qu’on critique, Mais qu’on dit effrayant ; ne vous en moquez point: Tout ce qui me fait peur m’amuse au dernier point.

De là chez le docteur et puis chez le vicomte ;

De là chez le glacier pour demander son compte ;

Enfin chez le brodeur , courez vite... ah ! de là...

VALENTIN

Mes jambes me font mal quand j’entends ce mot-là.

(A Banville.)

Monsieur !...

BANVILLE

Ma bonne Hortense, il te demande grâce :

Il a droit de se plaindre : une course encor passe;

Mais vingt, mais tous les jours! il est vieux , et je doi L’employer désormais à ne servir que moi.

HORTENSE

Je crois que pour courir tout le monde a mon âge ;

Je l’accable, c’est vrai ; je veux qu’il se ménage :

(A Valentin.)

Vous êtes à monsieur, n’obéissez qu’à lui ,

A lui seul.

VALENTIN

J’en suis quitte au moins pour aujourd’hui.

Qu’ai-je dit?

DANVILLE, à Bonnard.

HORTENSE

Par malheur ici je n’ai personne.

( ADanville. )

Un jour, encore un jour et je vous l’abandonne. DANVILLE.

Tu ne peux pas , mon vieux, trouver cela mauvais, Pour un jour, allons, va.

BONNARD, à part.

J’en étais sûr.

VALENTIN, tristement.

. J’y vais.

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