ACTE I, SCENE III
Adieu tout mon plaisir ! Je reconnais mes torts : Embrassez-moi , pardon.
DAN VILLE
Je suis le seul coupable ,
(A Bonnard.)
C’est moi qui l’ai voulu. Parle , est-on plus aimable '.’ HORTENSE.
Croyez qu’à l’avenir... Ah ! c’est vous, Valentin:
Pour ma loge aux Bouffons vous irez ce matin ;
(A Banville.)
Je veux vous y mener, vous aimez la musique.
(A Banville.)
De là chez mon libraire. ..un roman qu’on critique, Mais qu’on dit effrayant ; ne vous en moquez point: Tout ce qui me fait peur m’amuse au dernier point.
De là chez le docteur et puis chez le vicomte ;
De là chez le glacier pour demander son compte ;
Enfin chez le brodeur , courez vite... ah ! de là...
VALENTIN
Mes jambes me font mal quand j’entends ce mot-là.
(A Banville.)
Monsieur !...
BANVILLE
Ma bonne Hortense, il te demande grâce :
Il a droit de se plaindre : une course encor passe;
Mais vingt, mais tous les jours! il est vieux , et je doi L’employer désormais à ne servir que moi.
HORTENSE
Je crois que pour courir tout le monde a mon âge ;
Je l’accable, c’est vrai ; je veux qu’il se ménage :
(A Valentin.)
Vous êtes à monsieur, n’obéissez qu’à lui ,
A lui seul.
VALENTIN
J’en suis quitte au moins pour aujourd’hui.
Qu’ai-je dit?
DANVILLE, à Bonnard.
HORTENSE
Par malheur ici je n’ai personne.
( ADanville. )
Un jour, encore un jour et je vous l’abandonne. DANVILLE.
Tu ne peux pas , mon vieux, trouver cela mauvais, Pour un jour, allons, va.
BONNARD, à part.
J’en étais sûr.
VALENTIN, tristement.
. J’y vais.