‹ L' école des vieillardsChapitre 67 sur 96 · HORTENSE, LE DUC · texte numérisé non relu

HORTENSE, LE DUC

Ah ! pardonnez

Au plus triste de ceux que vous abandonnez.

Je rentrais , et cedant à mon inquiétude,

Je vous trouble h regret dans votre solitude.

HORTENSE

Monsieur...

LE DUC

Vous nous fuyez, et sans m’en avertir;

J’ai cru qu’un mal soudain vous forçait de partir.

HORTENSE, saluant comme pour se retirer.

Aucun , monsieur le Duc , je me sens un peu lasse ; Rien de plus. Je suis bien , très-bien , je vous rends grâce.

LE DUC

Me voilà rassuré ! je vous quitte.... Et pourtant Je puis vous confier un secret important.

Parlez...

HORTENSE

LE DUC

J’étais porteur d’une grande nouvelle.

i t 8 L’ÉCOLE DES VIEILLARDS,

J’ai peur d’être indiscret, je vous quitte.

HORTENSE

LE DUC

Laquelle?

J’aurais dû , moins zélé , la remettre à demain ; J’ai craint de différer votre plaisir...

HORTENSE

Enfin ?

LE DUC

Il a fallu des soins, et la brigue était forte; Mais notre candidat est celui qui l’emporte.

Danville!

HORTENSE

LE DUC

Il est nommé.

HORTENSE

J’avais perdu l’espoir;

Ah! que je suis heureuse!

Et mon oncle, ce soir,

Par le choix qu’il a fait, jaloux de vous surprendre, Se réservait chez lui l’honneur de vous l’apprendre ! Il m’a remis ce soin, ne vous trouvant plus là,

Et cet heureux brevet, je le tiens, le voilà.

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