‹ L' école des vieillardsChapitre 81 sur 96 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

DANVILLE, Madame SINCLAIR.

Madame SINCLAIR.

N’avais-je pas raison.

Quand je vous ai prédit et mille fois pour une ,

Qu’ici vous attendaient les honneurs , la fortune ? Receveur général ! le beau titre ! et je peux Vous saluer enfin de ce litre pompeux !

i44 L’ÉCOLE DES VIEILLARDS,

DANVILLE

Ma femme viendra-t-elle ?

Ah ! quel trésor, mon gendre !

DANVILLE

Oui , j’ai depuis hier des grâces à lui rendre.

Madame SINCLAIR.

Vous in’en devez aussi.

DANVILLE

Vous aurez votre tour.

Ma femme doit savoir que je suis de retour.

Je veux lui parler seul; est-elle enfin visible?

Madame SINCLAIR.

Non , mon cher.

DANVILLE

Comment non ?

Madame SINCLAIR.

Pour vous seul? impossible.

Elle n’cûl pas reçu, si je l’avais permis;

Mais non. Sans le savoir que nous avions d’amis !

Pour Hortense, entre nous, je ne puis la comprendre , Regardant sans rien voir, écoutant sans entendre ,

Page 1