‹ L' école des vieillardsChapitre 84 sur 96 · I.e Moniteur, Danville, est la vérité même · texte numérisé non relu

I.e Moniteur, Danville, est la vérité même

Ah! tu n’es pas nommé? regarde, lis :

DANVILLE

O ciel !

On n’en doutera plus.

BONNARD

Parbleu, c’est officiel!

Et d’autant plus heureux que, tremblant pour ma place, J’oppose ton crédit au coup qui la menace;

Car tous tes beaux sermcns, quand on en vient au fait, Sont, comme tes soupers, de grands mots sans effet. Mon affaire avec toi prend un tour fort sinistre :

J’ai su qu’on en parlait hier chez le ministre.

DANVILLE

( A Madame Sinclair.)

Voilà le dernier coup ! comment!

Madame SINCLAIR.

Sans contredit :

Il l’a dit à sa femme , Hortense me l’a dit,

Moi je l’ai dit au bal : le tout pour votre gloire.

DANVILLE

Exposer un ami !

Madame SINCLAIR.

Non , je ne puis le croire.

Un mot d’Hortense au Duc, et tout est arrangé.

BONNARD, avec joie.

Ah!

DANVILLE

L’on t’abuse ici sur le crédit que j’ai ;

Je n’en ai pas, Bonnard.

Madame SINCLAIR.

Monsieur, venez me prendre ; Avec vous chez le Duc c’est moi qui veux descendre. Tout-a-l’heurc en son nom je vais vous présenter.

DANVILLE

Eh ! madame !

Page 1