LA FOULE
Oui, oui !
BAUDRAND, arrêtant Noémi qui se dirige vers la grille.
Où allez-vous ?
NOÊMI^ simplement.
Ils veulent que je sorte, je sors.
BAUDRAND^ la retenant.
Attendez un peu... Avec ces brutes-là, on ne sait pas ce qui pourrait arriver.
Murmures et protestations, dans la foule» que fendent les gendarmes pour arriver au premier rang. '
MASURIER;, insistant.
Oui, mademoiselle, rentrez, je vous en prie.
BAUDR.\NDj l'entraîne.
Venez avec nous...
NOÉMI, se dégage.
Non, laissez-moi partir au milieu des huées ! Lais sez-moi, c'est le couronnement de mes études... Si vous tenez absolument à me rendre service, donnez moi mon petit sac et mon ombrelle que j'ai laissés là-bas, sur le banc.
BAUDRAND, à RivoUet.
Rivollet, le petit sac et l'ombrelle de mademoiselle?
LA FOULEj qui croit à un mouvement de retraite.
Par la porte ! par la porte I
NOÉMI, à Rivollet qui lui donne le sac et l'ombrelle.
Merci, monsieur!
Elle se tourne vers la grille, grandes exclamations de joie dans la foule.
MASURIER, faisant mine d'aller à la grille.
Les gendarmes ne peuvent donc pas les faire taire?
BAUDRAND, même mouvement.
Tas de sauvages !
NOÉMI, souriant les retient du geste.
Non, je vous en prie.