‹ L'ecrin comedie en trois actes, melee de chantChapitre 19 sur 50 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BOIZAno, Fr.l CHET, \rNETTE.

BOlZAKD. Enfin, mes amis. Tons voilà armés ; ma sœur veut donc vous céder à moi pour qnek|ucs jours?

Ni.'vETTE. 1)^ que TOUS nous demandiez , mon oncle, partis aussitôt.

FBUCHET. Parbleu I nous étions si inquiets de vous depuis cette nouveUe, venue jusqu’à uous sans aucun détail.

BOlZAliD. Est-ce que dans toute la sentaine j'ai eu le temps de vous écrire?... jugez donc, un coup de loodrel... car au moment oô je vous quittais pour rapporter à àl""' de Ooursol son écria qu’elle n'a pu même ouvrir, il n' J avait déjà plus d’c.spoir ; cette volonlé de fer sous laquelle tout devait plier, elle venait d’en être victime... oui, en s’occupant des préparalilsde sa fête, une reebute, une crise...

MINETTE. Quelle imprudence aussi !...

ROIZAKO. J’ai eu beau fairu avertir sur-lecbauip U. de (ioursol , sou neveu , qui est accouru au château avec àl. BostoUn.

rBUCHET. Le médecin. .. autre imprudence!

BOiZABD. Elle ne voulut les recevoir, ni eux, ni i\i"“ Éveliuc, accourue en même temps et dont le nom seul semidait réveiller toute sa jalousie contre une uiéce à qui elle n’a jamais pardonné sa haute naissance; bunne madame Évelinc, qui u’eu est pas uioins restée depuis au château, malgré les scellés appâtés sur l’appartement de sa tante , malgré les absences perpétuelles de son mari , elle seule fidèle à toutes les bienséances...

HISETTE. Et vous dites que vous avez bc- Ktii de nous?

BOIZABD. A qui donc me fierais- je dans les pénibles fonctions que le choix du juge de paix m’a imposées?

rBüCJlET. Au fait, gardien des scellés...

BOIZABD. Il y va de mou honneur, de ma vieille réputation , à ce que rien ne puisse être détourné de l’hérilage, et dans ce vaste château, où quelques valets d’une probité plus que tu^iecte... Aussi, grâce à votre présence, une mesure nécessaire que j’aurais voulu prendre plus tôt...

NlKETTE. Laquelle?

Page 1