ÉVELINE, BOIZARD, M"° BOIZARD
M'""' coiZARD. Vous avez donc laissé Ninelle au jardin ?
lîOiZARD. Oui, le grand air après un accident... mais ce qu'elle m'a dit, est-ce vrai? M. le duc de Bois d'Elinay était ici?
M'"" BOIZARD. Tout à l'heure encore.
BOIZARD. Ah ! et je n'ai pas sa I... vous ne m'aviez pas fait prévenir...
M"'° BOIZARD. Dame ! un jeune seigneur que vous connaissiez à peine , nous disiezvous ce matin.
BOIZARD. En effet , c'est juste , vous avez raison... il n'ya rien deconmmnentrenous... je n'avais rien à lui dire... mais. .. je l'aurais vu.
M""= BOIZARD. Eh bien 1 madame , ce qui restait à faire , y a-t- on réussi ?
ÉVELINE, prenant iécr in sans presque le regarder. Parfaitement.
M""= BOIZARD. C'est que voilà mon frère qui craint de manquer le chemin de fer.
MAGASIN théâtral;
' BOIZARD. En effet , votre tante m'a recommandé d'être au chàleau à deuxheureF...
ÉVELINE. Et, comme Louis XIV, elle n'aime pas à attendre... Eh iûien, tenez, vous pouvez partir.
BOIZARD, preimnt l'ccrin. Ah! si j'osais Buparavant... une prière...
ÉVELINE. Quoi donc?
BOIZARD. Vous recevez, je crois, M. le duc de Bois d'Elmay.
ÉVELINE. Oui... oui... rarement... mais tout à l'heure , je l'ai entrevu ici.
BOIZARD. Il est si bienveillant!., il n'a pas dédaigné , en quelques circonstances , d'adresser des paroles affables à un vieillard obscur.
ÉVELINE. Dont je lui avais dit souvent tout ce que je pense. . . ma sympathie , ma haute estime.
BOIZARD. Quoi! il se pourrait!... vous lui avez parlé de moi... avec éloge... oh! merci , merci , madame ! que vous êtes bonne!... Alors, j'ai donc un titre h son souvenir... eh bien! veuillez m'y rappeler... que, si humble que je sois, tous mes efforts, tout mon dévouement lui appartiendront à la première occasion.
ÉVELINE. Croyez que si je le vois...
M"" BOIZARD. Mon frère , le cabriolet que Fruchet est allé vous chercher entre dans la cour.
BOIZARD. J'y vais... je pars; madame...
adieu, ma sœur. . .
Il sort.
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