SCENE XI
COURSOL, ÉVELINE, FRUCHET, M- ISETTE.
ÉVELINE. Monsieur Boizard, il est sauvé!
COURSOL. Que vonlez-vons dire? est-ce qu'on saurait déjà que lilandei?...
ÉVELINE. Ah! laissez-moi respirer.. . la joie... l'émotion... le magistrat venait d'arriver... Armand... M. de lîois d'Elmay se précipite à sespied.s... Monsieur , dit-il , le vieillard qu'on accuse ne peut être coupable , je vous en conjure par l'amitié (jui me lie à
votre fils par son honneur, jiar le
vôtre , ne faites point peser un seul instant la honte sur celte vie si pure , sur celte vieillesse si respectable. Ah! si vous aviez vu l'éniotion de ce noble duc , si vous saviez C()nd)ien sa voix était touchante ! Monsieur , lui lépond le magistrat, vous faites partager à mon ccrur votre géuéreuse conviction ,
mais malheureiiseinent rien ici ne me
donne le droit de me dispenser de mon devoir... SoulTii'z donc ipic j'ac('om|>lisse ma pénible mission... Eh bien! non, s'écria le duc, iM. lïiiizard n'est pas coupable, et à tout prix... (prallait-il dire mon Diiii ! Mais à ce nom : ISoizard ! le magistrat sendile frappé d'un souvenir. Si je ne me trompe, dil-il, c'esl
bien là le nom inscrit sur le testament que le notaire de M°"= de Coursol vient de m'envoyer.
COURSOL. Hein ! quel testament ?
ÉVELINE. S'il en est ainsi, s'écrie le magistrat, il est sauvé. M. Boizard peut n'être plus responsable d'un malheur dont seul il aurait à se plaindre. Oui, M"" de Coursol par son testament donne à Lucien Boizard tous les biens qu'il a sauvés. .. il est légataire universel.
COURSOL , désolé. Que dites-vous ? légataire universel. ..
KINETTE. Quelle joie!...
FRUCHET. Se peut-il ?
ÉVELLXE. Oui, oui... Voyez plutôt: le gardien des scellés est en même temps le possesseur de l'héritage... Quel coup du ciel!
COURSOL. Oui, oui, un coup du ciel qui
Ah ! je n'y avais pas songé !
Mais à quoi songe-t-elle donc,
nous rume..