F. IBARRA
S. DE LÈVE
J. ROMERO
GIJAREZ.
J. ALBORNOS.
OUATRIEME PARTIE.
Une salle de Thôlel de Cuilembourg. — Porte an foivl ; portes latérales. Vne table entourée de sièges, au milieu de la salle.
SERBELLON, I\0MER0,1BARHA, DE LÈVE.
DE LEVE
Par saint Jean de Latran! c*est comme je le dis:
Celte terre de Flandre est un vrai paradis
Pour nous autres , messieuis ! — Un paradis de femmes
SERBELLON.
Qui semble tout exprès fait pour perdre nos âmes. — Un pays hérétique !
DE LÈVE
Allons! vous Ladincz.
Croyez-vous, par hasard, que d'hier nous soyons nés?
Dans mes fautes, — et longue en est la kyrielle, —
11 ne s'en trouve pas qui soit plus vénielle
Que celle que je fais en séduisant le cœur
D'une belle hérétique. — Ecoutez : moi vainqueur,
Ainsi que de raison, de ces deux choses, l'une
Arrive : — ou la beauté qui cède à ma fortune,
Docile à mes conseils, pour garder mon amour.
Revient dans le giron de l'Eglise , un beau jour :
Le fait est très-louable , alors ; — ou bien , la belle
A mes pieux avis résiste; or, la rebelle
Dans l'erreur endurcie, ayant fait un faux pas,
Aux tourmens de l'enfer a deux droits, eu ce cas; —
Ce qui me donne encore un fort joli mérite.
IBARRA , riant.
Bon apôtre!
SERBELLON.
Je crains que le ciel ne s'irrite D^entendre ainsi mêler l'Eglise avec l'enfer. L'enfer avec l'amour!