BERLAIMONT
Au fait, messieurs, pourquoi le duc nous a-l-il fait Appeler aujourd'iiui? Sait-on de quelle affaire Nous nous occuperons?
MANSFELDT.
D'Orange va nous faire La guerre, m'a-t-on dit. Or, monseigneur le duc Bien qu'ayant soixante ans, de cœur n'est point caduc; Et je crois que voulant tenir tète au rebelle, Le duc, pour cet objet, en conseil nous appelle.
Entrent Vitelly , Serbellon , de Lève et Ibarra.
Tenez, ses oiîiciers viennent précisément: Oui, l'on s'occupera de guerre assurément.
A Vitelly.
Dieu sauve de tout mal le marquis de Celone !
VITELLY, saluant.
Merci, comte. — Messieurs....
RO.MERO. s'avançanl vers d'Ejjmont comme pour le saluer. Bas.
Comte , ce froid d'automne Est malsain aujourd'hui, — surtout dans cet hôtel. — Sij'etais vous, j'irais chercher un autre ciel, Quekjue climat plus doux.
EGMONT , bas
Allons, vous voulez rire
ROMERO , ba^.
Je ne ris pas. — Partez !
EG.MO.NT , à part , comme frappé du ton sérieux de Roincro.
Ça , que prétend-il dire?
La porte du fond s'ouvre.