B. DE MENDOCE
J. ALBORNOS.
L'armée du comte d'Aremberg.
L'armée du comte L. re Nassau.
Un vaste terrain marécageux et plein de fondrières. . A gauche, sur le premier plan, un monticule dégarni de toute végétation. Quatre ou cinq moulins à vent, en bois, établis de distance en distance sur des monticules semblables, occupent les plans suivans que termine dans le lointain une élévation de terrain plus considérable. Celle-ci est couverte par le camp de L. de Nassau.
Au premier plan de droite se trouve un avant-poste de l'armée dn comte d'Aremberg. Un bois prend naissance au second plan et se prolonge jusqu'au fond. On aperçoit vers le centre du bois, la toiture et la flèche de l'abbaye d'Heiligerlée qui s'élèvent au-dessns des arbres.
Une petite rivière ou plutôt une suite de marais d'inégale largeur, part du fond de la scène qu'elle sépare en deux parties égales jusque vers le Iroisième plan où elle tourne h gauche, pour venir se perdre derrière le tertre du premier plan. Quchpies ponts grossiers formés de poutres et de planches sont établis sur la rivière aux endroits où celle-ci est le moins large et parait avoir le plus de profondeur.
Tout au fond, le clocher du village de W'inschoten.
— On est au matin. Quelques soldats allemans, le mousquet sur l'épaule gauche, font sentinelle à l'avant poste du camp du comte d'Aremberg. Us se tiennent immobiles, et sans échanger une parole. Leurs regards sont dirigésvers le bois qui s'étend du même côté , et dont la lisière , à une certaine distance , est bordée par deux ou trois cents cavaliers de l'armée de L. de Nassau.
Qualie hommes habillés en paysans frisons viennent de paraître sur le premier plan de gauche , derrière le monllcide qui s'y trouve , et qui les dérobe à la vue du camp espagnol. Ils s'avancent lentement . et paraissent craindre d'être apeious. Arrivés au pied du monticule , ils s'arrêtent.