‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 136 sur 184 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

— De l'Artois, du Hainaut, voilà quelques cornettes.

— Deux , qua tre, six canons : — pièces, ma foi, très-nettes, Qui brillent à ravir , par ce soleil levant.

C'est Bracainont , je crois, qui les mène en avant.

— Fort bien ; je n'aperçois nulle part la bannière Du comte de Megliem. — Bon ! il reste en arrière. Pourvu qu'il n'aille pas les rejoindre bientôt.

— D'ici là...

Pendant qu'il examine avec attention le camp espagnol . l'un des soldats allemans placés en sentinelles à l'avant-poste . l'aperçoit en détournant la léte. 11 apprête alors son mousquet, adapte au serpentin l'une des extrémités fumantes de la mèche qu'il tient entre les doigts de la main gauche , plante la fourchette en terre , y appuie le mousquet, et ajuste. Le coup part.

L'ESPION , se laissant glisser à terre.

L'imbécile', il a visé trop haut!

Nous en savons assez. — Camarades , au large !

Ils disparaissent en fuyant, par la gauche. Plusieurs soldats allemans et espagnols arrivent du côlé opposé.

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