SCENE I
— De l'Artois, du Hainaut, voilà quelques cornettes.
— Deux , qua tre, six canons : — pièces, ma foi, très-nettes, Qui brillent à ravir , par ce soleil levant.
C'est Bracainont , je crois, qui les mène en avant.
— Fort bien ; je n'aperçois nulle part la bannière Du comte de Megliem. — Bon ! il reste en arrière. Pourvu qu'il n'aille pas les rejoindre bientôt.
— D'ici là...
Pendant qu'il examine avec attention le camp espagnol . l'un des soldats allemans placés en sentinelles à l'avant-poste . l'aperçoit en détournant la léte. 11 apprête alors son mousquet, adapte au serpentin l'une des extrémités fumantes de la mèche qu'il tient entre les doigts de la main gauche , plante la fourchette en terre , y appuie le mousquet, et ajuste. Le coup part.
L'ESPION , se laissant glisser à terre.
L'imbécile', il a visé trop haut!
Nous en savons assez. — Camarades , au large !
Ils disparaissent en fuyant, par la gauche. Plusieurs soldats allemans et espagnols arrivent du côlé opposé.