‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 5 sur 184 · L. DE NASSAU · texte numérisé non relu

L. DE NASSAU

Le seigneur de Pallanl. Après tout, Vous voici. Maintenant, nous manque-t-il beaucoup De nos amis ?

HAMES, regardant autour de lui.

Parbleu, toujours monsieur de Berglie Qui se fait désirer !

MÉRODE

Il est comme la vergue Pendue à quelque mât, et qui tremble à tout vent; De mêaie, ce cher comte est agité souvent Par un remords timide ou par l'inquiétude, Et c'est ce qui produit sa douteuse attitude.

HAMES.

Quant à moi, je voudrais, messieurs, que l'on coupât

La corde qui retient cette vergue au grand mât:

S'il résulte du bien de toutes ses alarmes,

Que de la Toison-d'Or je ne sois plus roi d'armes !

BOXTEL , regardant par une fenêtre.

Silence, messeigneurs : le coiiile est dans la cour.

HAMES.

Enfin ! C'est bien heureux.

MÉRODE

11 vient.

BERGHES, entrant.

Messieurs, bonjour.

A Bréderodc.

Bonjour, comte. — Je viens, à vos projets fidèle, Hâter leur bon succès , de l'appui de mon zèle.

CUILEMBOURG.

Nous n'attendions que lui.

HAMES, h part.

Nous attendrons longtemps.

BRÉDERODE.

Or çà, nous n'avons plus, messieurs, que peu d'iustans j

Et ce ne serait pas montrer de politesse,

Que de laisser par trop attendre Son Altesse.

Donc nous allons savoir ce ([u'elle nous dira

Sur l'inquisition, placarls, etctctera;

Puis, quand nous aurons eu réponse à la requête.

Vous vous souviendrez tous ([ue pour liiiir la fêle.

Un repas d'amitié vous est ollcrt ici....

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