L. DE NASSAU
Le seigneur de Pallanl. Après tout, Vous voici. Maintenant, nous manque-t-il beaucoup De nos amis ?
HAMES, regardant autour de lui.
Parbleu, toujours monsieur de Berglie Qui se fait désirer !
MÉRODE
Il est comme la vergue Pendue à quelque mât, et qui tremble à tout vent; De mêaie, ce cher comte est agité souvent Par un remords timide ou par l'inquiétude, Et c'est ce qui produit sa douteuse attitude.
HAMES.
Quant à moi, je voudrais, messieurs, que l'on coupât
La corde qui retient cette vergue au grand mât:
S'il résulte du bien de toutes ses alarmes,
Que de la Toison-d'Or je ne sois plus roi d'armes !
BOXTEL , regardant par une fenêtre.
Silence, messeigneurs : le coiiile est dans la cour.
HAMES.
Enfin ! C'est bien heureux.
MÉRODE
11 vient.
BERGHES, entrant.
Messieurs, bonjour.
A Bréderodc.
Bonjour, comte. — Je viens, à vos projets fidèle, Hâter leur bon succès , de l'appui de mon zèle.
CUILEMBOURG.
Nous n'attendions que lui.
HAMES, h part.
Nous attendrons longtemps.
BRÉDERODE.
Or çà, nous n'avons plus, messieurs, que peu d'iustans j
Et ce ne serait pas montrer de politesse,
Que de laisser par trop attendre Son Altesse.
Donc nous allons savoir ce ([u'elle nous dira
Sur l'inquisition, placarls, etctctera;
Puis, quand nous aurons eu réponse à la requête.
Vous vous souviendrez tous ([ue pour liiiir la fêle.
Un repas d'amitié vous est ollcrt ici....