SCENE II
— Oranges et citrons ! — Mais vraiment , ce sont eux !
— Qui donc, mon clier monsieur? — Lessaintsmêlésaux
(Gueux.
— Femme, partons. — Attends. — Sans doute du nuage Amoncelé là-bas, sortira quelt[ue orage.
— Tiens, il gronde déjà! — Moules, moules , lioé !
— Que d'animaux sortis de l'arche de ÎNoé !
Un flot d'hommes et de femmes débouche sur la place. Aux vêtemens sombres portés par la plupart d'entre eux , et à leur visage qui ne l'est pas moins, on reconnaît les religionnaires. D'autres, couverts de manteaux gris et de chapeaux à larges bords . portent les insignes des Gueux , l'écuelle et la besace. Parmi eux se trouve Guarez.
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LES précédées: RELIGIOiNNAIRES, etc. GUAREZ.
VOIX DANS LA FOLLE
La morl attend sa proie et Faiitel sa victime.
— Ah ! les inquisiteurs vont recueillir leur dime.
— Ils vont sacrifier aux enblènies d'airain Et de pierre et de bois, que leur culte païen Erige, au grand mépris de la sainte parole.
— L'odeur des corps brûlés est l'encens de l'idole.
— Abomination ! les lévites de Bel Eclaboussent de sang le linceul d'Israël !
— Oli ! tout n'est pas fini ! — Patience, mes frères : Juda versa longtemps des larmes bien amères •,
Ses ennemis, un jour, en versèrent aussi : Or, le bras du Seigneur ne s'est pas raccourci !
— Compère, ces bons saints ont de sombres prunelles.
— Ils m'ont l'air de sortir de la rue aux Querelles.
— Et tous ces autres donc! — Ilouîbou! vivent les Gueux!
— Vraiment, dirait-on pas des animaux fougueux ?
— Oui. fous et gueux. — Quel bruit! — Quel sal)bal!
( — Sur mon a me, Ils cl lassent les corbeaux des tours de Notre-Dame !