‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 73 sur 184 · VII. - PAGE · texte numérisé non relu

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Ils in'iint l'air de sortir tle la rue ;ui\ Oucrclte-i.

tlutrc la longue et la courte rue aux Ouerelles, Anvers comptait au seizième siècle , la rue des (,)uerelleurs et la Grande Montagne des Querelles ou des Criailîerles. Depuis ces noms ont été transformés en ceux de longue et courte rue du Caillou , rue du Chaudron, Montagne des Corneilles. Les transformations de ce genre résultent, croyons-nous, plus souvent d'une ressemblance (lésons que d'une analogie d'idées. Ainsi les mots de qurrclleiirs et de caillou appliqués à la même rue, n'offrent pas à l'esprit un lapport bien évident -, à moins qu'à la façon des interprélateurs quandmcnie , on ne dise ([ue les querelleurs fuiissent souvent par employer des eaillous eii guise d'avgumens. Le peuple ([ui d'ordinaire baptise cl débaptise ses rues, u'y met pas tant de finesse. 11 sullit en efl'et, pour se rendre compte de cette traiisformatlon , de remarquer (ju'en flamand Kci veut dire caillou, et Kyf, querelle. De même la rue des Grecs est devenue, à notre avis, la rue aux Cerises par une analogie de sons toute sfMublable entre les mots flamands Grichen ((îrecs) et Kriclivii. (cerises communes , merises), et non à cause du rapport historique que l'on peut établir entre les (îrecs cl la transplantation «lu cerisier en nos contrées. A lépoquc de roccupalion de la ]ielgiqu(> par les Français, ceux-ci eu a;^;ireut à peu près àv

même, en faisant placer au coin de nos rues les plaques indicatrices qui leur manquaient aup;iraA"ant Au lieu de f;\ire dans nos archives les reeherclics indispensables en pareille circonstance, ils se contentèrent d'une traduction telle quelle des dénominations vulgaires, et de cette commode opération de linguistique, résulîèrent les produits lesplus bizarrcîs. Ainsi ia rue appelée autrefois C/ni.stoffel Pniyncn Slract , du nom d'un trésorier d'Anvers qui la fit ouvrir dans ses propriétés , devint, par suite d'une naïve translation^ la rue aux prunes. Beaucoup sont dans le même cas. On comprend qu'une autre source de cliangemens, et qui est d une nature toute différente, résulte par exemple, d'un monument élevé dans une rue, d'un événement extraordinaire qui s'y est passé, etc.

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FABRICE . d'une voix d'abord faible et entrecoupée, etc.

Nous devons à la vérité historique, d'avouer que les chroniqueurs ne rapportent pas que Fabrice ait parlé pendant qu'on le conduisait au supplice. Si nous avons fait tomber le bâillon dont l'inquisition fermait d'ordinaire la bouche de. ses victimes, c'est qu'il nous a paru que ce détail , justifié au besoin par des faits analogues , permettait de dramatiser la pui.ssance de domination que les idées nouvelles , quelque soit le dogme dont elles dérivent, exercent sur les esprits.

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