VI. — PAGE
Madame veut qu'un nouveau serment, etc.
« La gouvernante crut que le plus siir moyen de retenir les >i seigneurs suspects dans les liens delà fidélité, était de leur )> faire prêter un nouveau serment, par lequel ils s'engageraient )i à jtorlcr les armes contre tous ceux que le roi leur désignerait, )« sans exception de personne. Les comtes d'Egmont, deMansfeld » de Meghcn , de Rerlaimont , et le duc d'Arschol promirent de » prêter le nouveau serment , comme ils firent dans la suite; >i mais le eomle d'iloogslraelen , le comte de llorn et Bréderode )i le n;rusêrent , en alh-guanl que Icsermenl (ju'ils avaient déjà )) fait, était suflîsanl. J)cirez, t. k ,p. 2r)().
C'est dans une entrevue ([ui précéda celle de Willebroek que
lierty proposa au prince d'Orange de prêter ee serment. Nous avons cru pouvoir rassembler des circonstances , telles encore ([ue les adieux du comte d'Egniontet du prince dOrange, qui, du reste , se pa.ssèrenl à peu de jours d'intervalle.
P.VGE 112.
Cette prestation évidemment implique
L'aven qne nons n'avons pas gardé dignement
Ainsi qu'il le fallait , notre premier serment.
<i Son Altes.se, alarmée de ce refus, et voulant le ménager dansées dangereuses circonstances , lui envoya le .secrétaire Berly , pour le disposer à ce qu'il se conformât au\ dispositions requises. Le prince s'expliqua de la niênie manière. Il» dit qu'il ne voulait pas se lier les mains sans restriction ; qu'il était vassal de l'empereur contre qui l'on pourrait un jour faire querelle Berly lui dit qu'il n'était pas question de cela ; qu'il pourrait ajouter des réserves à son serment. Le prince répliqua avec emportement : <c Quoi dune, je m'obligerai à mener ma femme au bûcher, parce qu'elle est luthérienne ! )>( Il était alors uni à Anne de Saxe, .sa seconde femme).
) Le prince ajouta aussitôt qu'il n'était pas si dupe que bien d'autres sur toutes ces rumeurs affectées de l'arrivée du roi ,
) qui pourrait bien , au dernier moment , n'envoyer dans les provinces que quelque lieutenant à qui lui prince dOrange
1 ne pourrait céder;, et qui , tout au plus, ne serait que son égal, comme, par exemple, le duc d'Albe. y f'ander J'ynckt ,