SCÈNE TROISIÈME
cpii dit déjà maman tout seul... et à deux ans, surtout, où ils sont si mignons.
ARMAND, arec joie. N'est^^ pas?... Youlez-Tous le Toir?
HENRIETTE. Moi?
ARMAND. Oui!... Aht je vous en supplie, tous me rendrez si heureux !.. Un beau soleil, un temps délicieux! nous déjeunerons dans le bois. Allons, yite... votre chàle, votre chapeau!
HENRIETTE. Ah! sljo pouvais^.. bien volontiers!... mais je ne puis pas.
ARMAND. PoUrOUOi?
HENRIETTE, Qu^est-ce que Ton dirait donc de me voir sortir avec vous?
ARMAND. Eh ! qu'on dise ce qu'on voudra.
HENRIETTE. Ah ! jc ticus i)lus que cela à ma réputation. Ce n*est pas tout d^être honnête, il faut encore être connue pour telle.
ARMAND. Ah! vous avez donc quelque chose à ménager ?.•• Un amoureux... un mariaf;e peut-être?...
HENRIETTE. Oh ! nou, je suis trop pauvre.
ARMAND, TîTement. Ce n*est quo ccla?
HENRIETTE. C'cst bien assez; je ne veux pas apporter la misère à mon mari !
ARMAND. Mais, si ce mari voulait...
HENRIETTE. Oh ! s'il voulait, je ne le voudrais pas. Pas do dot, pas de mariage! J*ai mes idées là-dessus,
ARMAND. Mais, enfin...
HENRIETTE, Ah ! ne parlons pas de ça !
PREMIER COUFLET.
Air des Dames de la haUe.
ARMAND
Par Taf pect d*UD bon ménage^ Voire cœur n'eft-il pas réjoui?
BENIIIBTTE.
Oui, oui, OLi, eu!, oui, oui, oui!
ARMAND
Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui!
Voyez-vous quelque ayantage A Tivre seule enyrai garçon?
HCNBIETTE.
Non, non, non, non, non, non, non!
ABHAHD.
Non^ non, non^ oon, non^ non^ non Alors^ pourquoi donc^ ma voisine, A l'amour résister ainsi?
Un ami que je tous destine Voas ferait an très-bon mari!
HERBIKTTE.
Lui, lui, loi, lui, lui, lui, lui?
ABMAHD.
Oui^ oui, oui, oui, oui, oui, oui!
ENSEMBLE
Viye, yive le mariage !
Vive, Tive un joli ménage 1
Avec deux époux (pis) du même Aget