PRÉFACE IX
temps où elles étaient surtout fréquentées par les gentilshommes. Il s'en faut aussi que Fescrime elle-même soit aussi répandue qu'il le faudrait.
Quoi! nous sommes une nation vaillante, active, un peu remuante, un peu agitée, et nous nous laissons élever et emmailloter de la sorte? Quoi! nouspouyons d'un jour à l'autre avoir besoin de tous nos hommes et nous ne pensons pas à augmenter leurs forces par une habile culture? Le rouge en est monté au front de M. Pierre de Coubertin. Il y a là une faute à réparer, une place à conquérir, s'est-il dit? Et que faut-il pour cela? L'appui de l'État? pas du tout. — De l'argent? pas beaucoup. Voyez M. Godart qui va faire une révolution presque sans bourse délier. Que faut-il donc? Mettre l'éducation athlétique à la mode, tout sim* plement.
Aussitôt il s'est adjoint un certain nombre de jeunes gens parmi lesquels M, le général Thomassin et moi nous nous faisons gloire de compter; et nous ne doutons pas qu'avec l'appui de la presse qui ne fait jamais défaut aux grandes pensées, nous ne parvenions en peu de temps à mettre à la mode l'éducation du corps.
En vérité, il était temps. On ne trouvait plus