DE LA PREMIÈRE ÉDITION
« Ce qui est admirable est qu'ils reconnaissent qu'ils ont besoin de maître et d'instruction pour toutes les autres clioses; ils les étudient avec quelque soin : il n'y a que la science de vivre qu'ils n'apprennent point et qu'ils ne désirent point d'apprendre. »
Njcolb. Discours sttr la nécessité de ne pas se conduire au hasard.
Au XVII* siècle et durant une partie du xvin®, la religion régnait sans conteste sur les esprits : le problème de l'éducation de la volonté ne pouvait se poser dans toute sa généralité : les forces dont disposait l'Eglise catholique, cette incomparable éducatrice des caractères, suffisait pour orienter, dans ses grandes lignes, la vie des fidèles.
Mais aujourd'hui cette di^iwCiion fait défaut pour la majorité des esprits pensants. Elle n'a point été remplacée. Aussi, journaux, revues, livres, romans mêmes * déplorent à Tenvi le niveau très bas du vouloir à l'heure actuelle.
(1) Voyez notamment VEffort, par Bêrenger. Armand Colin, 1893. ^ Ce qui, à notre point 4e vue, donne à ce livre une signification