PR^CE DE LA PIIEMIÉRE ÉDITION
vif « de la culture personnelle ». Eh 'é cette assertion d'un déterministe, nous is pas de considérer la théorie du libre me aussi dangereuse pour la maîtrise de
précédente, et comme tout aussi découi définitive. En effet, elle a amené à conime chose facile, naturelle, Taffranchissei qui est au contraire une œuvre de longue e œuvre qui demande beaucoup de soins, je une connaissance très précise de nos psychologiques.
implicite même, cette théorie a détourné d'esprits très fins, très pénétrants de
conditions de la volonté : elle a causé
psychologie et, disons-le, à l'humanité,
îparable.
)ourquoi nous dédions ce livre à M. Ribot.
dions moins à notre ancien professeur, à
nous devons le gSut des études psycho u'à l'homme d'initiative qui, le premier en îhassé la métaphysique de la psychologie, lier a résolument laissé de côté Tétude de les phénomènes de conscience pour étufaçon des savants, les antécédents et les is inconditionnels des états intellectuels, ^, etc. Cette méthode, remarquons-le bien, ement la métaphysique : elle n'exclut pas
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION xr
la psychologie de la métaphysique, mais simplement la métaphysique de la psychologie, ce qui est très différent.
Elle consiste à traiter la psychologie comme une science. Or le but du savant n'est pas de savoir, mais de prévoir pour pouvoir, SU importe peu, par exemple, au physicien que la théorie ondulatoire de la lumière ne soit qu'une hypothèse invérifiable, pourvu que cette hypothèse réussisse ^ qu'importe au psychologue que son hypothèse, par exemple Thypothèse de la corrélation absolue des états nerveux et des états psychologiques, soit invérifiable, pourvu qu'elle réussisse? Réussir, être à même de prévoir l'avenir, de modifier les phénomènes à notre guise, et en somme de faire que F avenir soit ce que nous voulons qu'il soit^ voilà le rôle du savant, partant, celui du psychologue. C*est du moins la conception que nous nous sommes faite de notre tâche.
Nous avons dû rechercher les causes de la faiblesse du vouloir à l'heure actuelle. Nous avons cru que le seul remède à cette faiblesse devait être cherché dans la culture habile des états affectifs. Des moyens de faire naître ou de fortifier les sentiments libérateurs, d'annihiler ou de réprimer les sentiments hostiles à notre maîtrise de nous-mêmes, tel pourrait être le sous-titre du livre que nous présentons au public. Tout était à faire dans cette voie. Nous apportons
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