‹ L'éducation en Angleterre: collèges et universitésChapitre 21 sur 24 · Je n'ai pas de motion pour la Wolsey : en avez vous · texte numérisé non relu

Je n'ai pas de motion pour la Wolsey : en avez vous

même littéraires. Le membre zélé qui a déposé le billet était en quête du prochain sujet de discussion; après réflexion, voici celui qui a été arrêté : That this home approves of a nionarchical government being restored in France *.

Un autre est venu dans un but plus futile :

2 a retourné le buste de Gladstone contre la Muraille; le propriétaire s'étant aperçu de c ^tte muette protestation d'un camarade unioniste remet le grand homme à l'endroit.

Keble collège a été bâti par souscription publique et on lui a donné le nom de John Keble, célèbre professeur de l'université. La charte d'incorporation (6 juin 1870) déclare que le but des fondateurs a été « de procurer l'enseignement académique et une vie économique à ceux qui désirent rencontrer ce dou- We avantage combiné avec celui d'un enseignement chrétien basé sur les principes de l'Église d Angleterre ». Cela répondait à un besoin, et Vin mouvement très marqué s'est fait sentir

r» * Cette assemblée approuverait la restauration d'un **^Vernement monarchique en France.

dans ce sens, ici comme à Cambridge, où il y a déjà plusieurs fondations du même genre.

Keble est moderne de style comme d'esprit, et l'architecte a fait preuve d'originalité et de talent, en élevant cette grande construction qui abrite déjà beaucoup d'étudiants.

En face s'ouvre le parc de l'université. Tout le centre n'est qu'un vaste pré, divisé en quadrilatères pour les parties de foot-ball qui se jouent autour d'un élégant pavillon, produit des souscriptions d'un club quelconque. De l'intérieur on peut suivre, grâce aux fenêtres en glaces, les jeux engagés de divers côtés.

Un match vient de finir : les joueurs en nage, couverts de boue, s'échappent du champ où se dressent les grandes fourches caudines blanches sous lesquelles il s'agissait de faire pas* ser le ballon. Il y a des physionomies contra^ tées par l'effort des muscles, et leurs propre taires ne parlent pas, ayant déjà bien assez ^

faire de pouvoir respirer. Par-dessus leurs tï* cots, ils ont remis des vestes bleues aux arm^ du collège, puis encore ces grands ulsters * pèlerine qui font reconnaître partout les ftl d'Albioji, et ils s'en vont en bandes sile^

euses trouver « at home » un fauteuil et du ié.

D'autres enragés, profitant des dernières leurs du jour, se démènent encore dans Thuide brouillard qui glisse sur l'herbe ; les specteurs qui bordent le théâtre du combat font itendre de temps à autre des clameurs d'enmragement : Well played! Exeterrr ! Well layed! Oriiiiiel! i , et des salves d'applaudisîments accueillent les hauts faits.

En revenant, nous sommes entrés au musizl-club, qui est bien aménagé : il y a séance ne fois par semaine; on ne se borne pas à 3uer du piano, on exécute des quatuors d'insniments, on chante des chœurs; les bonnes olontés se groupent d'elles-mêmes, et tout 9 la s'organise sans difficultés. La salle est r ande, dénuée de luxe, mais on y trouve un obilier confortable, des journaux, un choix - liqueurs pour les grogs et un grand piano «Jueue.

Le joli appartement de C*** est très illuminé ; iau pour le thé fait entendre la petite chan-

Page 1