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CHAPITRE IV li'école maternelle doit organiser la santé

Pour se bien porter, Tenfant a besoin d'air — un besoin absolument impérieux; — il a besoin de lumière, de chaleur, de mouvement; il a besoin en outre d'être mis autant que possible à l'abri des épidémies, et ce soin incombe surtout aux municipalités, à Tadministration et au personnel des écoles, car il ne faut pas compter pour cela sur les parents, dont les préjugés centuplent l'ignorance.

Ces réflexions je les ai faites bien souvent; mais elles sont devenues de l'obsession quand je me suis trouvée dans des départements où Tétat sanitaire laissait à désirer, par exemple dans la dernière épidémie... cholériforme — pour employer l'euphémisme à la mode, — épidémie bénigne d'ailleurs, qui a fait naguère des victimes dans le Midi.

C'est dans les écoles maternelles surtout qu'il faudrait en pareil cas être vigilant : d'abord à cause de la fragilité des enfants, ensuite, ou plutôt en même temps, parce qu'ils n'ont pas chez eux les soins indispensables. Il ne faut pas oublier que

l'école maternelle n*est pas une école obligatoire et que si les enfants la fréquentent, c'est parce que la famille est pauvre, donc mal logée et mal nourrie ; c'est parce que la mère travaille au dehors. Sauf exception, cette mère pauvre est ignorante et, fût-elle très bien intentionnée, très dévouée, l'enfant serait avec elle exposé à des imprudences dangereuses. (J'ai vu en temps d'épidémie cholérique, dans une des villes les plus contaminées, une mère qui refusait à son enfant quelques cerises très mûres et d'excellente qualité, et lui faisait manger des fraises autant qu'il en voulait manger; or tout le monde sait que les fraises sont d'une digestion difficile.)

Même dans les régions réputées très saines, les écoles maternelles ne seront dignes de leur titre que lorsque le service d'hygiène y sera régulièrement et parfaitement organisé; lorsque l'hiver, on préviendra, dans la mesure du possible, par des mesures appropriées, les maladies inhérentes à rhiver; lorsqu'on préviendra, en été, les maladies de Tété. Or, comme en été ce qui est à craindre surtout, ce sont les maladies d'entrailles, il est de toute nécessité de surveiller ce que mangent les enfants, ce qu'ils boivent, et aussi la façon dont ils digèrent.

Si l'école maternelle est pourvue d'une cantine, les aliments devront être bien choisis et bien préparés ; on renoncera, pour un temps, aux légumes secs, on dégraissera soigneusement les soupes et les ragoûts.

S'il n'y a pas de cantine, ce qui est très fréquent

pendant Tété, Tinspection des paniers sera minutieusement faite à l'arrivée de Tenfant, en présence de la personne qui raccompagne ; la charcuterie et les fruits non mûrs seront éliminés.

La surveillance sera, si possible, plus rigoureuse encore quant à la boisson; et Ton ne donnera sous aucun prétexte Teau de la fontaine — même filtrée — toute pure, ni pendant les repas, ni, à plus forte raison, en dehors des repas. Veau bouillie avec des grains d'orge pour Vaérer sera distribuée pendant les repas à ceux qui n'ont pas apporté d'eau rougie.

Si les enfants ont contracté la mauvaise habitude de boire en dehors des repas, on leur donnera soit du coco, soit (de préférence) du café très léger additionné d'une goutte de cognac.

Car il faut bien se persuader que l'eau, « le cristal des fontaines », tant chanté par les poètes, est le véhicule des maladies les plus meurtrières. Le crime étant bien démontré, la coupable doit être traitée selon ses mérites. L'eau est une ennemie^ sauf dans la cuvette bu le lavabo.

Il arrive fréquemment que des enfants soient pris de diarrhée à une heure de la journée où l'on ne peut les faire reconduire chez eux, parce que leurs parents sont au travail. Négligée, l'indisposition dégénère en maladie grave; soignée à temps, elle guérit tout de suite. Souvent une seule cuillerée de potion suffit. Je ne saurais donc trop recommander aux directrices d'avoir chez elles un litre au moins d'une potion préparée d'après la formule d'un médecin. En voici une qui a été prescrite en temps

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d'épidémie pour toutes les écoles de Tacadémie de Montpellier; elle est signée du docteur Tardieu :

Laudanum 6 grammes.

Menthe anglaise 6 gouttes.

Eau-de-vie 60 grammes.

Sucre 100 —

Eau 500 —

Personne n'ignore que les maladies cholériformes atteignent le plus souvent les individus mal soignés, mal nourris et malpropres (quoi qu'on en dise, il est difficile, sinon impossible, aux pauvres d'être propres réellement). L'examen de propreté, si légèrement fait le plus souvent, doit en temps d'épidémie devenir méticuleux. Le corps doit être propre et le linge aussi. Le moment est donc venu de faire campagne pour le vestiaire des écoles maternelles. Quelle directrice ne sera fière de se faire quêteuse pour un tel motif?

Certes je ne suis pas alarmiste : par une disposition d'esprit qui m'a sauvée du découragement, je ne prévois pas les malheurs, jugeant sans doute que chaque jour est suffisamment chargé, sans qu'on l'accable encore parle fardeau du lendemain; mais personne ne me contestera que les épidémies sont nombreuses et fréquentes, et que c'est notre devoir de les prévenir, ou tout au moins de les enrayer. Je n'ai de renseignements précis (au moment où j'écris ces lignes) que sur une région inspectée naguère, et ils sont loin d'être réconfortants. La rougeole a converti en déserts, pendant des mois, une quan-

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tité d'écoles maternelles; un certaia nombre d'enfants sont morls; un grand nombre, mal guéris, Iratneut des maladies des bronches, et surtout des maladies des yeux; la fièvre scarlatine a sévi, elle aussi; enfin le croup a, dans une seule école, tué dixsept enfants,.,.

Notre devoir est donc d'organiser la santé dans nos écoles; elles devraient être comme le lieu d'asile dans lequel on viendrait se réfugier en cas de danger. Or elles sont loin de réaliser cet idéal, et nous en avons si bien conscience que, dès les premiers symptômes de maladie en ville, elles sont licenciées, c'est-à-dire que les enfants sont répandus dans les foyers d'infection.

Il faudrait une inspection médicale très fréquente, très méticuleuse : or Tinspection médicale est un mythe ; si nous faisions un tableau d'honneur pour y inscrire le nom des villes où elle fonctionne régulièrement, nous serions effrayés et humiliés de la brièveté de la liste.

Il faudrait dans chaque école une petite pharmacie, munie d'instructions très précises sur les médicaments élémentaires qu'elle contiendrait : or la liste des écoles possédant une pharmacie est peutêtre encore plus courte que celle des écoles régulièrement visitées par le docteur.

Il faudrait, nous en sommes convenus, un vestiaire pourvu surtout de linge de dessous et de chaussures : or le vestiaire est à peu près inconnu.

Il faudrait que la nourriture fût l'objet d'un examen éclairé et consciencieux : or c'est seulement à l'heure du repas — alors qu'il est trop tard pour

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y suppléer — que les aliments contenus dans les paniers sont mis sous les yeux de la directrice.

Il faudrait que le menu de la cantine fût modifié d'après Tétat sanitaire de la ville, et surtout d'après Télat de Técole : or je n'ai pas constaté une seule fois que l'on se fût préoccupé de cette question.

Il faudrait que le passage au lavabo complétât les soins de propreté donnés trop vite dans la famille, ou qu'il suppléât à l'absence de ces soins : or, au lavabo, on lave exclusivement les mains et la figure des enfants.

Il faudrait... que l'école maternelle fût une famille exemplaire, où les soins du corps et ceux de l'âme seraient combinés de telle sorte, qu'elle devînt pour le pays une pépinière d'enfants solides, intelligents, honnêtes et généreux....

Mais... on a bien le temps de penser à ces choseslà! Ce qu'il importe, c'est de savoir ce que pèse (ah! oui, c'est une question de poids!) le bagage mnémotechnique dont on charge les enfants dans l'école d'en face, et de charger les nôtres d'un poids égal ; il faut, pour soutenir la concurrence, frelater sa marchandise comme on la frelate vis-à-vis... avec une légère aggravation même, puisqu'il s'agit de l'emporter... aux yeux des familles ignorantes.

L' « école » gagne, paraît-il, à ce steeple-chase ; les « enfants » y perdent sûrement ; mais qui donc vient nous parler d' « enfants » à nous autres, puisque, je le répète, il ne s'agit que de concurrence....

Et pendant ce temps, des philosophes, plongés dans les statistiques, — des philosophes et des

iOO l'éducation maternelle.

patriotes — gémissent sur la dépopulation de la France I

Il y a de quoi se couvrir de vêtements de deuil!

Le but que se propose Técole maternelle est cependant indiqué de la manière la plus précise, dans la définition qu'en donne la loi : « L'école maternelle est un établissement de première éducation, dans lequel les enfants des deux sexes reçoivent les soins que réclame leur développement physique, moral et intellectuel ».

Ce qui prime tout — dans la pensée du législateur, — c'est donc la santé de l'enfant, car il faut qu'il vive d'abord; à cette seule condition l'école pourra en faire un être moral et instruit.

L'argument est irréfutable; malheureusement il semble être considéré en général comme de peu de valeur, et après douze ans d'efiTorts nous n'avons pas encore réussi à le faire prévaloir. Dans l'école même, le temps consacré aux soins du corps est souvent considéré comme du temps perdu, et les municipalités, ainsi que Tadministration préfectorale, auxquelles incombe le devoir strict de veiller aux conditions hygiéniques des locaux, d'organiser l'inspection médicale et d'en contrôler la régularité, se désintéressent par trop de la question.

Je n'exagère pas; d'une part, les soins du corps, en dehors de la figure et des mains, font défaut; ce n'est qu'exceptionnellement que les maîtresses sont pourvues des médicaments les plus élémentaires : d'eau boriquée pour les bobos; d'arnica, pour les chutes et les contusions; d'alcali, pour les piqûres d'insectes (et Ton sait qu'il y a des années

OÙ les guêpes s'en donnent sur les peaux délicates I); elles n'ont à leur disposition ni compresses ni bandes, et elles sont tellement habituées à cette pénurie qu'elles ne s'en préoccupent pas !

D'autre part, les maladies peuvent sévir, les épi* démies se succéder, sans qu'aucune impulsion soit donnée à l'inspection médicale ; il arrive même que le maire néglige de faire désinfecter le local lorsque les enfants ont été renvoyés chez eux.

Oh ! le licenciement! Il est passé dans les mœurs; avec ou sans raison, les enfants sont dispersés; c'est plus expéditif que d'assainir.

Cependant, d'après le Comité consultatif d'hygiène, « le père et la mère sont à l'atelier, pendant les heures de classe ; que faire de l'enfant pendant toute la journée? Il faudra bien le confier aux soins et à la surveillance d'une voisine qui reste chez elle, et il se trouvera que cette voisine sera souvent la mère dun enfant malade, que cette circonstance seule oblige à garder le logis. Si bien que le licenciement d'une école j loin de remédier au danger de la contagion, tendra plutôt à la favoriser ».

Or, ajoute M. le D' Napias, rapporteur, « avec les ressources dont on dispose aujourd'hui pour la désinfection, le licenciement d'une école, et surtout d'une école maternelle ou d'une école primaire, est la plupart du temps un contresens hygiénique.

« L'assainissement du local d'une école peut être réalisé en quelques heures; sa durée doit être réduite au minimum; la désinfection du sol, du mobilier, des parois, doit pouvoir être faite dans l'entre-classe. Ce n'est qu'une question d'outillage. »

Je suis d'autant plus charmée de lire ces lignes d'un homme dont la compétence est indiscutée, que mon simple bon sens m'a suggéré les mêmes réflexions, et les mêmes conclusions, je les ai soumises au directeur de l'enseignement primaire au cours d'une de mes tournées d'inspection.

Je visitais alors des départements où le choléra faisait des victimes depuis une quinzaine de jours, et l'on n'avait encore rien tenté à l'intérieur des écoles pour le combattre; ici et là, on s'était contenté de hcencier, ce qui était, d'après le D' Napias lui-même, le meilleur moyen de laisser les enfants au danger. Au cours de ce voyage surtout, j'ai appris des faits lamentables : ici, la rougeole avait ravagé pendant l'hiver la population enfantine; là, c'était la scarlatine ou la méningite; ailleurs, c'était le croup (une seule école avait perdu dix-neuf enfants en un mois), sans que la sollicitude municipale et départementale eût été éveillée, sans qu'aucune amélioration matérielle eût été apportée au local! Le service médical ne fonctionnait pas mieux après qu'avant I

En ce qui concerne l'état sanitaire des écoles, des responsabilités multiples sont engagées, et celle des maîtresses a bien son poids.

Le ministre de l'instruction publique a dégagé la sienne, en signant un arrêté et en faisant préparer nn règlement modèle^ relatifs aux prescriptions hygiéniques à prendre pour prévenir et combattre les épidémies. On les a lues plus haut, mais j'insiste pour préciser le devoir des maîtresses, pour éclairer leur bonne volonté; car, en attendant que l'insped-

tion médicale fonctionne régulièrement, en attendant que les municipalités fassent les réparations que nécessite l'hygiène du local, elles peuvent exercer une sérieuse influence sur la santé des enfants qui leur sont confiés. Je consulte le règlement modèle^ article par article. Le chapitre I traite des mesures générales à prendre pour éviter réclosion des maladies contagieuses :

Art. 1. — Les écoles doivent être pourvues d'eau pure {eau de source, eau filtrée ou bouillie). L'eau pure seule sera mise à la disposition des écoles.

Cet article prévoit deux éventualités en présence desquelles la directrice est parfois impuissante. Si l'école est privée d'eau de source, elle ne peut la doter de cet avantage; si la municipalité n'a pas acheté de filtre, il lui est impossible d'en prélever sur son maigre budget le prix relativement considérable ; mais rien ne V empêche de faire bouillir Veau, et il faut qu'elle la fasse bouillir, ou du moins qu'elle donne des ordres à la femme de service pour que chaque soir la provision d'eau du lendemain ait été portée jusqu'à l'ébuUition. Et les ordres ne suffiront pas — car il faut compter avec l'ignorance, les préjugés, la routine et souvent aussi avec la paresse, — il faudra assister à l'opération, y assister tous les jours.

Mais on aura beau faire bouillir l'eau, le danger ne sera pas conjuré si les maîtresses laissent — comme je le vois presque partout — la fontaine à la disposition des enfants. La fontaine doit être rigoureusement interdite; cette interdiction, n'eût-elle pour conséquence que de faire perdre aux enfants

Thabitude de boire à tout propos et hors de propos, aurait de sérieux avantages. Quand on a bu à son repas, on n'a pas besoin de boire entre ses repas. Quoiqu'il ne s'agisse ici que d'eau claire, peut-être éloignerions-nous — par cette interdiction — quelques-uns de nos petits élèves de l'ivrognerie.

La propreté rigoureuse des gobelets de métal a, elle aussi, une importance considérable, et, dans le cas où une affection contagieuse vient à se produire, particulièrement dans le cas de diphtérie, il convient de les flamber à l'alcool.

Art. 2. — Les cabinets (Taisances des écoles ne doivent pas communiquer directement avec les classes. Les fosses doivent être étanches et le plus possible éloignées des puits.

Ces prescriptions sont du domaine de l'inspection, qui doit faire agir la municipalité; mais ce qui regarde la directrice, c'est la propreté des cabinets d'aisances; propreté qui sera obtenue :

i^ Par une surveillance active des enfants, une surveillance préventive et individuelle^

2° Par des lavages à grande eau après chaque passage de tous les enfants (passages prévus au règlement scolaire) ;

3° Par l'emploi incessant de désinfectants.

Art. 3. — Pendant la durée des récréations et le soir, après le départ des élèves, les classes doivent être aérées par l'ouverture de toutes les fenêtres.

Ohl cette prescription, combien de fois est-elle revenue sous ma plume depuis douze ans, et combien il est utile qu'elle y revienne encore I

J'ai souligné le mot « durée », qui a son impor-

tance ; j'ai souligné les mots « ouverture de toutes les fenêtres », qui n'en ont pas moins; on a une si grande peur deTair dans nos écoles! on a une telle terreur des courants d'air,... même pour les tableaux, les bancs et le pupitre de la maîtresse!

Art. 4. — Le nettoyage du sol ne doit pas être fait à sec par le balayage^ mais au moyen d'une éponge mouillée promenée sur le sol.

Ici, je cite textuellement le D"' Napias : « La question du nettoyage du sol a une importance considérable. Le balayage, qui est le plus communément employé, a un grave inconvénient au point de vue de l'hygiène; il soulève des poussières qui mêlent à Tair avec les crachats desséchés les bacilles de la phtisie. Un seul enfant phtisique devient ainsi un danger pour toute une classe. Le nettoyage ne doit donc pas se faire à sec. Un lavage à l'eau aditionnée ou non d'une substance antiseptique lui est toujours préférable, et, si les conditions du climat ou de la saison s'opposent au lavage à grande eau, on peut toujours pratiquer avec un linge ou une éponge légèrement mouillée, une sorte d'essuyage du sol.

« Indépendamment des avantages que ce mode de procéder présente au point de vue de la prophylaxie d'autres affections contagieuses, c'est peut-être le seul moyen que nous ayons de diminuer les chances de la propagation, la plus meurtrière de toutes, de la phtisie dans les agglomérations scolaires, et c'est pourquoi nous pensons qu'il convient den faire une prescription STRICTEMENT réglementaire. Cette prescription serait d'ailleurs utilement complétée par un lavage hebdomadaire à grande eau et avec une sub-

stance désinfectante, et par un lavage complet des parois au moins deux fois par an. »

Si le D' Napias et le Comité consultatif d'hygiène savaient que, dans beaucoup d'écoles maternelles, les enfants dorment par terre, la bouche sur le plancher où tout le monde a passé, où les souliers ont laissé la boue des rues! S'ils savaient que dans quelques écoles maternelles, munies de lits, les enfants dorment sur la même paillasse, rarement renouvelée, quoique souvent souillée; sur le même coussin!...

Certes, nous avons beaucoup à faire pour que nos écoles soient une sorte de lieu d'asile où les enfants du peuple se réfugieront contre les dangers de leurs habitations sordides !

Je reviens à cette prescription du balayage à sec et de l'époussetage à sec, et je répète ce que j'ai dit au sujet de l'eau bouillie; il faudra que la directrice en surveille l'exécution jusqu'à ce que la femme de ménage en ait pris l'habitude, jusqu'à ce que ce soit devenu pour elle une routine, comme le procédé aujourd'hui rejeté était, pour elle, une routine. Essayer de persuader la femme ignorante serait, je le crains, du temps perdu (toute maîtresse de maison sait quelles difficultés se dressent devant elle quand il s'agit de faire accepter une nouveauté; celles d'entre nous qui ont essayé de proscrire l'époussetage me comprendront; le coup de plumeau qui déplace momentanément la poussière, le grand coup de torchon qui la fait voler en l'air pour la laisser ensuite retomber, sont si faciles à donner). Il ne s'agira donc pas de chercher à con-

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vaincre : il faudra exiger et, je le répète, assister à Topération.

Quant au nettoyage des parois, qui est aujourd'hui une affaire d'État, il sera singulièremeut simplifié le jour où Ton aura renoncé à l'excès d'ornementation des classes; car lorsque les murs^sont couverts du haut en bas d'une quantité de tableaux, on regarde à deux fois avant de tout décrocher, pour procéder ensuite à un nouvel accrochage.

Art. 5. — Hebdomadairement^ il est fait un lavage à grande eau avec un liquide antiseptique. Un lavage analogue des parois doit être fait au moins deux fois par an, notamment à Pâques et aux grandes vacances.

(Le commentaire de cet article est quelques lignes plus haut.)

Art. 6. — La propreté de Venfant est surveillée a

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