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PLATE-FORME DE MORTIERS

Contre Toulon.

Totaux .

bouches

à feu de chaque batterie.

No 5.

Observations sur le siège de Toulon.

(DuGOMMiER, 25 nov. 1793.)

Le succès d'une entreprise quelconque dépend du calcul exact des moyens ([ue l'on y emploie, de leurs justes proportions et de leurs rapports respectifs. Nous avons une place forte îi réduire.

elle est défendue par ses remparts, par une marine formidable, par des postes extérieurs et enfin par 25,000 hommes environ. Voilà tout ce qui provoque nos mesures d'attaque. Voyons d'abord celles qui conviennent ; nous examinerons ensuite les moyens qu'elles exigent.

D'après le tableau que nous présente l'ennemi dans sa position, nous ne pouvons aller à lui victorieusement que de deux manières, l'une en suivant les règles que l'art prescrit pour réduire les places fortes, l'autre en profitant d'un incident extraordinaire que les hasards de la guerre font naître et dont l'adresse profite pour abréger. Cela posé et reconnu, il faut enlever la totalité ou une grande partie des postes extérieurs de l'ennemi pour nous faciliter l'approche de la place. Tout en exécutant cette mesure, nous aurons l'œil ouvert pour saisir une chance heureuse qui nous mènerait plus rapidement au but ; si cette chance ne se présente i)as, nous nous serons toujours avancés dans la ligne que nous avons à parcourir, et nous n'aurons pas perdu de temps.

Maintenant, faut-il attaquer l'ennemi dans tous ses postes extérieurs ou se borner à ceux qui nous offrent le plus d'avantages ? Cette question nous mène naturellement à l'examen de nos moyens. Lorsqu'ils seront connus, il sera facile de répondre à cette question. Le premier moyen est l'armée, le second sa subsistance, le troisième l'artillerie et les munitions de guerre.

L'armée doit être au moins double de celle de l'ennemi ; encore sera-t-on eu dessous des règles communes des sièges ; celle que nous avons à combattre est de 2S,000 hommes au moins ; la nôtre devrait donc s'élever à 50,000, et dans ce moment nous n'en avons qu'environ 30,000 ; encore dans ces 30,000 en trouve-t-on 10,000 point armés ou peu exercés. Ainsi la force vraiment effective se réduit jusqu'à présent à 20,000.

Nous n'avons donc pas une force suffisante pour entreprendre le siège de la place ; nous n'avons pas à beaucoup près le complet de l'artillerie en armes et en munitions, qu'il exigerait ; nous voilà donc forcément réduits à exécuter, en attendant les grands moyens, les mesures provisoires qui nous avanceront d'autant vers notre but et nous mettront plus à même de profiter de quelque événement ruineux pour l'ennemi. Ainsi notre situation actuelle ne nous permet même qu'une marche successive, ou un choix dans les postes que nous attaquerons.

On peut déterminer ce choix par quelques raisonnements sur les localités. Les vaisseaux sont les remparts maritimes de la

ville de Toulon. Si nous les forçons de s'éloigner, elle perd son principal appui et nous sommes assurés d'y répandre la consternation.

Parmi les différentes positions qu'occupe l'ennemi et qui conviennent à celte vue, que peuvent seconder nos moyens présents, la redoute anglaise doit attirer d'abord notre attention, parce qu'elle nous ouvre le chemin de l'Aiguillette et deBalaguier, d'où l'on peut inquiéter les escadres combinées. Les hauteurs du cap Brun deviennent aussi, à l'opposé, une bonne correspondance. La jouissance de ces deux positions va désoler la marine ennemie et lui ordonner une station critique dans la saison où nous sommes. 11 faut donc, avant tout, nous placer à l'Aiguillette et sur les hauteurs du cap Brun.

Nous avons les moyens nécessaires à l'exécution de ce projet, et tandis que nous les réunirons pour sa réussite, on simulera partout ailleurs des attaques atin de distraire l'ennemi. Il n'y a que l'attaque de Malbosquet qui pourrait devenir sérieuse, car à l'aide des batteries qu'on dirige contre ce poste, pour peu que leur jeu fût heureux, je ne serais pas surpris de le voir enlever dans l'enthousiasme de nos premiers succès ou très peu de temps après.

Si la fortune nous donne encore Malbosquet, nous y prendrons racine, parce que ce poste formera au centre une ligne de feu que les bombes peuvent prolonger jusque dans Toulon, parce que ce poste, loin de nous dévier de notre projet en nous éparpillant mal à propos, resserre notre centre et par conséquent le fortifie, enfin parce que ce poste nous facilite singulièrement les approches de la ville ; maiires de ces trois positions, nous y prendrons la contenance la i)lus respectable possible, et la ])lus funeste aux vaisseaux.

Cependant de nouveaux travaux vers la place se perfectionneront, le complément des munitions arrivera, l'armée deviendra plus nombreuse, et nous serons en état et en mesure de frapper le dernier coup avec un succès assuré.

Par le plan d'attaque que je propose, on doit apercevoir ([ue je laisse l'ennemi disséminé dans beaucoup de postes, et qu'au contraire, nous l)ornant à lui en enlever deux ou trois seulement, mais nécessaires à nos vues, nous les entourons d'une force sutlisanle |»our les conserver. L'attitude de l'ennemi après l'événement, celle de notre armée, enfin les circonstances qu'il faut toujours consulter à la guerre, régleront notre conduite ultérieure.

(Suit un plan détaillé, contenant l'indication des divers détachements et des officiers généraux qui en ont le commandement.)

Mémoire sur la guerre offensive du Piémont.

(SiMOND, représentant du peuple.)

Pour faire la guerre offensive en Piémont, on ne trouve sur les frontières de France pour déboucher en ce pays, que six avenues : le col de Tende par le ci-devant comté de Nice, le col de l'Argentière et de la vallée de Barcelonnette, pour entrer par celle de Sture, le col Laniel et Guéras, par la vallée de Château-Dauphin, le passage de Cézanne et du mont Genèvre, pour entrer par la vallée de Suze, et celui du Petit- Saint-Bernard, pour entrer dans la vallée d'Aoste. (La sixième est le mont Cenis, pour arriver devant sous le fort de la Brunetle, mais comme elle ne comporte aucune grosse artillerie, elle ne peut être adoptée, ou qu'il faudrait d'abord essayer un des sièges les plus difficiles devant la place la plus forte peut-être de l'Europe.)

Pour déboucher en Piémont par le col de Tende, il faut forcer Saorgio et Coni, on arrive par des chemins impraticables dont la préparation retarderait sensiblement l'ouverture de la campagne, la rendrait d'abord très fatigante et très coûteuse, et peut-être même ne serviraient-ils que pour le transport toujours encore pénible de la petite artillerie; et d'ailleurs les travaux immenses que nécessiterait cette mesure prouveraient à l'ennemi l'intention décisive qu'on aurait de le forcer par ce passage, le tranquilliseraient visiblement sur bien d'autres points de ses frontières, et rendraient ses forces plus disponibles.

Il y aurait un autre moyen d'attaquer le Piémont pour faire le

siège de SCS plus importantes places méridionales; j'en parlerai plus bas.

Si on débouche dans le Piémont par la vallée de Sture, on a devant soi le poste des Barricades, Demont et Coni.

Par la vallée de Château-Dauphin, on a le fort de ce nom, en partie détruit par les Espagnols ; mais on ne peut y conduire aucune artillerie pour établir ou pour attaquer dans la plaine; l'armée alors qui déboucherait par cette avenue serait en Piémont sans y être, et se perdrait par ses propres succès. En entrant par la vallée de Suze, on trouve les forteresses d'Exilles et la Brunelte ; et celle de Fenestrelles, si on s'embranchait dans la vallée de Pragelas.

Par la vallée n'Aoste, on rencontre le fort de Bard, puis celui d'Ivrée, et encore Verceil et Novare, en se prolongeant vers le Milanais; de ces différents systèmes d'attaque, il faut préférer celui qui présente le moins d'écueils, plus d'espoir, de succès et les conséquences les plus importantes, les plus heureuses et les plus sûres.

L'entrée en Piémont par la vallée de Sture, le passage des Barricades, Demont et Coni, me parait réunir de préférence ces avantages.

Le passage des Barricades ne présente aucune difficulté, parce que s'il est vigoureusement défendu, on le tourne avec l'artillerie par le col Lauvanier ou de Fer, et alors le poste se replie et on l'enlève.

Le siège de Demont peut se commencer après le troisième jour de marche, et dans 20 jours il doit être emporté. 11 le fut en 15, dans la guerre de 1740. Alors on commence le blocus de Coni. qui ne peut résister à un siège bien commandé, et pendant lequel l'armée qui le fait peut l'approvisionner jtar des incursions dans la [)lus riche plaine (jui existe; les sorties ne peuvent être dangereuses, vu que la garnison ne peut être considérable, et si elle l'était, elle n'en serait que i)lus tôt affamée.

Coni réduit, nous donne la clef du Piémont, vu qu'il nous ouvre le col de Tende, praticable môme pour les convois pendant tout l'hiver, et à une distance qui permet facilement les transports de secours et ne laisse aucune inquiétude sur les surprises ; celte place a devant elle jusqu'à Turin, trente lieues de plaine d'une fertilité incomparable, qui en longueur cl largeur peut être ravagée sans passer sous le canon d'aucune jtlace, et sans avoir aucun défilé à craindre.

L'entrée de la vallée de Suze, Pragelas ou d'Aoste, en supposant la prise des forteresses qui les ferment, ne produirait pas pour nous le môme résultat, car en supposant la continuation de la guerre, les garnisons que nous y laisserions seraient pendant six mois isolées de toutes nos armées et de nos moyens ; il faudrait y placer de fortes garnisons et de grands approvisionnements qui seraient à la disposition et surveillance de gens qui ne pourraient tranquilliser la République que par une fermeté et une fidélité de conduite, dont les préposés ne donnent pas toujours l'exemple, et la campagne du côté du Piémont pouvant s'ouvrir trois mois plus tôt qu'en France, il en résulterait une attaque de pareil temps qu'aurait à soutenir une garnison affaiblie par l'hiver, avant qu'elle pût recevoir des secours. Exiles, la Brunette et Fénestrelle sont portées au plus haut degré de force que puisse avoir une place dans un pays montueux; il en coûterait donc beaucoup d'hommes et de moyens pour s'en rendre maître, et les eût-on soumises, on ne pourrait encore aucunement hiverner dans les plaines du Piémont, où que tous nos quartiers d'hiver privés de toutes communications à travers 30 à 33 lieues de vallées, de gorges et de montagnes couvertes de neige, seraient égorgés, enlevés successivement et attaqués avec le découragement que donne l'impossibilité d'être secourus.

Du moins, c'e.-t ce qui est arrivé à tous les gém'^raux qui avaient arrangé leur campagne sur ce plan que j'improuve, et les nouvelles dispositions militaires exécutées dans ces places et les vallées qu'elles ferment, seraient encore une preuve de plus du peu de succès qu'il faudrait s'en promettre.

En entrant par la vallée d'Aoste, on a une gorge de 20 lieues qui se prolonge jusqu'à Yvrée; au milieu de cette vallée se trouve le fort de Bar, très peu important par lui-même, assez fort cependant par sa position et le temps pendant lequel l'armée serait occupée à le réduire, donnerait à l'ennemi le temps de calculer nos forces et d'établir au débouché de la vallée ses moyens pour nous surprendre, sans tourner ou se défendre. D'ailleurs la prise de la vallée d'Aoste et d'Yvrée, ne nous conduirait à rien de parfaitement stable; il faudrait encore abandonner le tout avant l'hiver, ou y exposer de fortes garnisons et de grands moyens avec lesquels on resterait sans communication jusqu'au printemps.

En entrant par Demont et Coni, la prise seule de Demont et Coni nous donnerait tous les avantages des succès devant les autres places, je veux dire la faculté de faire des incursions dans

les campagnes du Piémont, mais la prise de Coni nous assure la conquête du Piémont el la destruction entière de la maison de Savoie, en la privant de ses ressources en finances par les incursions sur les campagnes, et en la nécessitant pour se défendre, à des moyens qu'elle serait dans l'impossibilité de trouver ni de soutenir.

Je donnerai, si l'on veut, le projet d'attaque réelle par Exiles, la Brunelte, Fenestrelle ou Bar, mais l'inconvénient que je trouve à le former m'engage à n'en parler que d'après des raisons données qui me sont encore inconnues.

Pour la campagne du Piémont, par Demont et Coni, il faut simuler les autres par les vallées de Barcelonnelte, Sture, Quéras, Château -Dauphin, mont Genèvre, Cézanne, Fenestrelle et d'Aoste, et toutes les troupes disponibles doivent être rassemblées auprès de Briançon, mont Dauphin, Embrun, Guilleslre et Barcelonnette, et on peut cacher à l'ennemi son dessein par des marches équivoques jusqu'à l'avant dernière journée, et alors il doit nécessairement se tenir en force à tous les débouchés et avoir un corps de réserve entre Pignerol et Saluées, pour porter au besoin des renforts. On ne peut déterminer au juste ces dispositions; c'est à un chef d'état-major intelligent à les établir d'après le tableau de ses moyens et l'importance des positions qu'il veut défendre ou occuper, mais je pourrai dire, s'il était nécessaire, quelles sont les mesures générales et nécessaires quel que soit le mode d'exécution adopté.

La cavalerie doit rester entre Gap et Sisterou jusqu'au moment de l'entrée des troupes, vu la rareté des fourrages sur le haut el la difficulté des transports.

L'armée de campagne doit être forte de 40,000 hommes d'infanterie, y compris l'artillerie et pionniers et de 0,000 à 7,000 hommes de cavalerie.

Un tiers au moins doit vivre aux dépens de l'ennemi môme, avant la réduction d'aucune place forte, en entrant par la vallée de Sture, vu que l'on peut se développer dans la plaine pendant le siège sans en ralentir l'activité et sans aucun danger.

Un autre moyen nous donnerait plus facileuient le Piémont et les richesses extraordinaires qu'il renferme ; c'est le bombardement d'Oneille ou l'entrée par le territoire de Gênes; alors l'armée d'Italie, qui devait être à peu près forte de 30,000 à 35,000 hommes disponibles, pourrait se porter d'Oneille par la vallée d'Ormée et laTanare vers Alexandrie, en recevant par mer la grosse artillerie, les bagages qui ne peuvent se transporter par

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terre qu'à 1res grands frais et avec les plus grandes difficultés, ou bien encore notre flotte pourrait mouiller dans le golfe de la Spezza, appartenant à Gênes, qui n'opposerait guère que la résistance nécessaire pour l'excuser devant les puissances coalisées, et alors les Autrichiens, s'il en était entré en Piémont, seraient obligés de se replier pour défendre leur propre pays ; les greniers de la riche Lombardie nous seraient ouverts; deux armées vivraient hors du territoire de la République des suites de leurs succès, et de ce côté la seule prise d'Alexandrie suffirait pour les assurer : cette ville était forle par une citadelle, détruite; aujourd'hui il ne lui reste qu'un château de peu d'importance.

Oh ! alors une armée n'aurait guère d'autre emploi que d'assurer les vivres de celle qui ferait le siège de Coni, et à provoquer l'épuisement du roi Sarde.

Dans celte crise l'empereur ferait filer des troupes du Tvrol et de la Souabe, c'est-à-dire affaiblirait la défensive sur le Rhin ou non ; si les Alliés abandonnaient le roi Sarde, l'Europe serait libre, et une seule campagne nous délivrerait des rois en nous laissant deux armées disponibles après la conquête du Piémont: nous en aurions extrait 1200 à ioOO pièces de la plus belle artillerie qu'ait l'Europe, 250,000 fusils et tous les équipages militaires qui y ont rapport, des grains pour nourrir trois cents mille hommes pendant un an ; ou bien, nous conservant sous les places fortes de Coni et jusqu'à Alexandrie conlre l'armée auxiliaire, nos troupes sur le Rhin profileraient des avantages que leur donnerait nécessairement la diminution du nombre de nos ennemis, et obtiendraient les succès que leur auraient préparés l'armée d'Italie.

Mais j'observe que tous ces événements sont subordonnés surtout à une célérité extraordinaire qui ne permette pas à notre ennemi de calculer à l'avance nos moyens et nos intentions, et qui nous facilite une irruption dans ces campagnes avant ce temps où il aurait pu préparer une forte défensive, avant ce temps surtout où l'habitant des campagnes, débarrassé des travaux de ses récoltes, pourrait se joindre à l'armée piémontaise et se battre pour elle, au lieu que dans le mois d'avril, de mai et juin, il craint pour ses moissons, qu'il en fait la récolte, et dans les deux cas il se tient très subordonné à la police militaire et se contiendrait au spectacle de la punition éclatante qui serait faite du premier surpris en contravention ; j'ajoute que partout dans les villes du Piémont on déteste l'iaquisition ministérielle, les prêtres et les nobles ; ces derniers même sont détestés dans

toutes les campagnes, vu que le paysan n'y est guère que leur fermier et rarement propriétaire.

Turin surtout, si l'on croit ce qui en est raconté par les hommes qui se disent amis de l'humanité, Turin après la prise de Coni ouvrirait ses portes; car c'est aux patriotes de cette ville que l'on doit la perte de 50 p. iOO en deliors du papier-monnaie du roi Sarde au dernier payement, et dans les échanges de tous les jours.

Je pense, en concluant, que notre position doit nous engagera faire la guerre offensive en Piémont, parce que c'est le pays le plus facile à réduire, el le plus difficile à secourir, parce que la chute d'un roi les accable tous, el trace dans l'opinion politique les bornes de leurs pouvoirs ; parce que nous avons besoin de nourrir nos armées hors de notre territoire, et aussi parce que le caractère impétueux du Français le porte à attaquer son ennemi et lui fait prendre le sentiment de la faiblesse si on le force à l'attendre, et à se confier plus à l'avantage de la localité qu'à son courage, et parce qu'enfin la guerre défensive des Alpes exige à peu près le même nombre d'hommes et la même somme de moyens que pour faire une campagne dont les succès pourraient être décisifs pour l'existence politique des Français.

PB. SlMOND,

Député du Bas-Rhin.

(Archives nationales, A. F. Il, 211.)

PIÈCES JUSTIFICATIVES. 40o

No 7.

Expédition d'Oneglia^

Division de Saorgio, ci 4,000 hommes.

rv- • • j T M" colonne, 2,000 j „ ^^^ , Division du Tanaro • • • J «c -t nnn \ ^'""" nommes.

^. . . ,,. ,. 1-1« colonne, 2,000 j ^ «^n i

Division d Oneglia. . . . j gg / nnn l "'""" nommes.

Réserve 5,000 hommes.

Total 20,000 hommes.

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