POÈMES
Nomme, si tu peux, l'impur caillot Qui bat, aujourd'hui dans ma poitrine.
Cœur d'histrion, cœur de ballerine, Le cœur du poète aime un beau vers...
Il se prostitue à l'univers.
Il n'a plus de dieu, de loi, de femme ; Quand elle le brûle, aucune flamme !
Adieu ma tendresse, adieu l'amour !
La flûte, la lyre et le tambour Vont de la Louise à la Jeannette...
C'est ce que tu veux, dis-tu, coquette. C'est ce que tu fis en ton honneur :
Ainsi tu seras mon seul bonheur !
Tu dis vrai. Souvent telle amertume, Comme un lac boisé suant la brume, Découvre à nos yeux la haute tour Qu'on a désiré de voir un jour.
Là, espère et prie une princesse...
O la plus constante enchanteresse, O soleil splendide, étoile d'or, Je t'aime et je vis de ton essor !