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RÉSUMÉ ET CONCLUSION

Les principaux résultats obtenus au cours de ce travail peuvent se résumer de la manière suivante :

1 Un appareillage complet a été établi pour l'application de la méthode de C. T. R. Wilson à l'étude systématique des rayonnements photoélectriques dans les gaz.

2° Cette étude a permis de mettre en évidence un phénomène nouveau, consistant en l'émission, par un même atome irradié, de toute une série d'électrons de vitesses diverses (rayons tertiaires et quaternaires) et qui est décrit ici sous le nom d'effet photoëélectrique composé.

3° L'étude de ce phénomène et de ses variations avec les conditions expérimentales (fréquence de la radiation incidente, numéro atomique de l'élément irradié) conduit à en proposer une théorie simple, dont les conséquences sont bien vérifiées. Elle est basée sur l'hypothèse de deux modes possibles d'évolution des atomes profondément ionisés, comportant l’un de la fluorescence en rayons X caractéristiques, l'autre l'émission de rayonnements corpusculaires (Autoionisation). Ë

Cette émission rend en quelque sorte directement visible la constitution par niveaux discontinus de: l'édifice atomique, donnant même à première vue, par la comparaison du parcours des rayons B produits, une évaluation de la valeur énergétique respective de ces niveaux.

4° L'analyse des effets observés dans des conditions particulières, a mené à la mesure des rendements de fluorescence en rayons X des divers niveaux d’une série de corps de poids atomiques différents. Des variations systématiques de ce rendement ont été ainsi décelées. L'importance relative de l'10nisation produite par le rayonnement incident dans ces différents niveaux également a pu être évaluée.

5° La mesure des parcours des rayons 8 successivement émis par les atomes excités a permis une vérification de la

loi de Whiddington, qui relie les parcours des électrons à leur vitesse ;

6° L'étude des directions d'émission des rayons tertiaires montre leur indépendance par rapport à la direction primitive des rayons X excitateurs ;

7° Le rapprochement de ces phénomènes avec ceux qui se produisent dans la radioactivité par rayons B et y et ceux qui accompagnent la fluorescence lumineuse a été mis en évidence ;

8 Un schéma général a été proposé pour ces divers ordres de phénomènes, en accord avec les idées de Rosseland et de Klein. Il établit l'existence d’une « induction quantique » permettant des transformations non rayonnantes, avec passages directs de l’énergie périodique d’excitation à l’état

d'énergie cinétique. ,

Ce travail a été poursuivi de 1922 à 1926 au laboratoire de Chimie physique de la Sorbonne.

Je voudrais pouvoir exprimer ici mes sentiments de reconnaissance affectueuse envers M. Jean Perrin, qui a facilité et encouragé ce travail de tant de manières, et qui a su créer dans son laboratoire une atmosphère de vie intellectuelle intense et de cordialité, si favorable à la recherche scientifique. Je dois aussi beaucoup à mon ami Francis Perrin, par les remarques et les suggestions qu'il m'a faites au cours de nos conversations sur ces sujets.

M. le professeur Urbain m'a permis d'établir un montage dans son service et d’y utiliser un poste de haute tension : je le remercie vivement pour sa bienveillante hospitalité. Je remercie aussi M. A. Lepape qui a préparé les gaz rares, krypton et xénon, si précieux pour mes recherches, et M. G. Claude qui m’a donné du néon.

Enfin j'ai bénéficié d’une subvention de la Fondation Edmond de Rothschild, à laquelle j’exprime ici mes vifs remerciements.

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