Propylœum ad acla sanctorum nov., col. LXXin
A L APPARITION DE L'ICONOCLASME. 241
chus dans ses courses, devient premier pasteur de Palestine en 634 et meurt quelques années plus tard sur la brèche, faisant front tout ensemble et au monothélisme qui règne dans la ville impériale et à l'Islam qui s'est emparé de la ville sainte. Maxime, ce Constantinopolitain de génie, d'abord premier secrétaire d'Héraclius, puis moine et supérieur d'un couvent bithynien, passe successivement de Chrysopolis à Carthage, deCarthage à Rome, de Rome à Constantinople, subit trois exils et tombe en martyr le 13 août 662. Aux côtés de Maxime fleurissent les deux Anastases, ce prêtre et ce moine obstinés qui luttent contre le monothélisme jusqu'à l'exil, eux aussi, et jusqu'à la mort.
Tandis que ces deux Anastases combattent la doctrine de Sergius, un autre saint homonyme , Anastase le Sinaïte, livre bataille dans les provinces du sud contre les mille et un amis, avoués ou non, de Nestorius et d'Eutychès, surtout contre les partisans de Sévère qui estiment le Philalèthe par-dessus le quatrième évangile \ Un conférencier infatigable, un dialecticien puissant, un théologien profond, voilà ce que ses écrits nous montrent dans cet homme. Quant à dire ce qu'il fut au juste et à quelle date précise il mourut, nul ne le peut. Et nous ne sommes pas mieux renseignés sur saint Jean Climaque, ce paisible hégoumène du mont Sinaï qui paraît avoir rendu le dernier sou])ir sous Constant II.
A côté de ces confesseurs il faudrait citer les martyrs envoyés au ciel par les Arabes, car la conquête musulmane, malgré ses allures modérées, n'en mit pas moins plus d'un chrétien dans l'alternative de choisir entre l'apostasie et la mort. Par malheur les renseignements font défaut. C'est à peine si Ton connaît