fîyz. Li7^, p
î. P. G., t. LXXXVI, col. 2111-2164.
Théognios de Bétélie en 526, l'autre saint Théodose le Cénobiarque en 530, lorsque le monachisme palestinien produisit le meilleur de ses historiens en la personne de Cyrille de Scythopolis ^ Né en 514, mort peu après 557, Cyrille habita plusieurs monastères a Test de Jérusalem. Sa carrière littéraire, malheureusement brisée trop tôt, nous a valu six monographies trèssimples d'allure, mais d'une valeur inestimable. Les deux Vies de saint Euthyme et de saint Sabas, très longues, forment chacuneun tout par elles-mêmes. Celles, plus courtes, de saint Jean l'Hésychaste, de saint Cyriaque, de saint Théodose le Cénobiarque et de Théognios de Bétélie étaient destinées à l'aire partie d'un recueil. On se demande s'il ne faudrait pas y joindre la Vie du sabaïte Abraham, évèqne de Crateiaj qui nous est parvenue en arabe et partiellement en grec dans deux manuscrits remplis des œuvres de Cyrille. En Palestine, vers le milieu du vi® siècle, un autre auteur écrivit la vie du jeune saint Dositliée mort à Thavatha vers 535. En Syrie, sainte Martlie (f 551) trouva, elle aussi, un biographe contemporain anonyme. En Cilicie, ce fut un certain Eutychianos qui voulut être le héraut de saint Théophile d'Adana (t 538). A Constantinople, le patriarche Eutycliius fut exalté par le prêtre Eustrate dans une longue Vie qui existe encore, et le patriarche Jean le Jeûneur par un anonyme dans un écrit dont il ne reste plus qu'un fragment. Deux saintes martyres persanes virent des Grecs prendre la plume pour chanter leur victoire : le biographe de sainte Sira, suppliciée en 558, est inconnu, mais son œuvre a traversé les siècles ; le bio^j^raphe de sainte Gohndouch, célébrée dès avant 593, fut Etienne d^Hiérapolis, mais son œuvre a péri ^.
i. Byz. LUI., p. tas, 18(>; PatroL, ]). 491, 4ÎV2. 2. Dyz. Litt., p. 37o, 37(i; Patrol.,im, 187.
Tandis que ces hagiographes s'occupaient de personnages contemporains, quelques autres s'en prirent à des saints des siècles antérieurs. Ainsi en agit, sous Justinien, Tévêque Théodore dlconium pour les saints Cyr et Julitte; ainsi, à la même époque, un anonyme pour saint Autonome; ainsi, avant de mourir en 630, le patriarche Georges d'Alexandrie pour saint Jean Chrysostome K
A ces écrits, où les données authentiques font trop souvent défaut, qui ne préférerait les bonnes légendes, les naïves histoires de Jean Moschus? Car Moschus *, l'auteur du Pré spirituel^ a réussi, en voulant édifier, à nous instruire sur les principaux centres monastiques de l'Orient. Les ayant tous visités de la Cilicie à la Thébaïde, ce moine palestino-sinaïte avait tout ce qu'il fallait pour semer ses contes pieux de renseignements très sûrs, et il le fit. Après sa mort survenue à Rome en 619, son livre fut lancé dans le public par son disciple et ami Sophrone. En collaboration avec ce dernier, Jean Moschus avait préalablement écrit la Vie de saint Jean l'Aumônier, Vie perdue aujourd'hui, sauf peutêtre un chapitre accueilli par Syméon Métaphraste dans sa biographie du même saint.
Les hagiographes eurent des émules dans les orateurs. A Timothée, prêtre d'Antioche vers 535, nous devons une homélie sur la Transfiguration ; à Timothée, prêtre de Jérusalem vers la même date, une homélie sur saint Syméon; à Abraham, évêque d'bphèse, une homélie sur l'Hypapante ; à Alexandre, moine de Chypre, un très long discours sur l'Invention de la croix et un encomion de saint Barnabe. Le patriarche Grégoire d'Antioche (570-593) prêcha de nombreux sermons : les quatre ou cinq qui nous restent, dont