‹ L'Église catholique au Canada [microforme]Chapitre 11 sur 38 · V. A. GoIfeSt-Laurent · texte numérisé non relu

V. A. GoIfeSt-Laurent

PROVINCE ECC ÉSIASTIQUE DE HALIFAX

Tout est relatif en ce monde. Tandis que. de I autre côté de l'Atlantique, les nations modernes d Europe réservent à l'Egypte et à la Babylonie le titre vénérable de peuples anciens, ici, une antiquité d'un siècle nous semble déjà fort vénérable. C'est ainsi que la Nouvelle- Ecosse, le Nouveau- Brunswick et l'île du Prince- Edouard, dont l'histoire ne commence, pourtant, qu'au dix-huitième siècle, sont considérés comme d'anciennes colonies.

Nous avons vu plus haut comment les persécutions subies par les Acadiens avaient réduit, en 1771, ce peuple infortuné au chiffre de 8,500 Ames. Nous avons constaté également que, parmi ce flot d émigration anglo-saxonne qui commença d'affluer après la guerre d'indépendance, se trouvaient des catholiques écossais et irlandais. Il nous a été impossible de connaître leur nombre, car, avant la Confédération, les Provinces Maritimes ne firent que rarement mention, dans les recensements, de la religion des habitants, et jamais de leur race.

(1) Sépar« de Chicoutimi. Chiffres très approximatifs.

Ce fut donc pour le Canada une véritable sur-

en 1881 dans les dites Provinces. 273.693 catholiques, dont 108.605 Acadiens. Or. ce chiffre des Acadiens aurait été plus élevé si l'on avait pu teJr compte de ceux établis dans la partie de Mada' waska cédée par les traités à l'état américain du

tatTon H.^'p'^'^-r"'' '^'^"'•'•**"^ '^ "°« «»'»"ife«â«es sesH ^5°^'^-«« qui Poursuit, à travers les âges, ses desseins avec autant de force que de dou-

La population demeure stationnaire dans ces provinces où le flot de l'immigration européenne passe

surtout l;.'. 1^*"'' '"' catholiques, les Acadiens honn.!; ^ '"'i ^*"" ^*'*"« familiales, font encore bonne figure. Encore quelques années et leur minonté sera transformée en majorité.

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