‹ L'Église catholique au Canada [microforme]Chapitre 15 sur 38 · DIOCÈSE DE SHERBROOKE · texte numérisé non relu

DIOCÈSE DE SHERBROOKE

On n'en saurait dire autant du diocèse voisin, Sherbrooke, qui est encore dans la fièvre de son développement.

A la frontière américaine du Canada s'étend une région fertUe, accidentée et pittoresque, connue sous le nom de Bois Francs et de Cantons de l'Est. C'est là que les Loyalistes américains, réfugiés dans la province de Québec, élurent domicile. Libéralement traités par le gouvernement anglais qui leur prodigua

conti^nii' l« - « *™uverent trop étroites pour contenir lea nouvelle! génération! I~ r...jr eommeneérent à !Vnfoncer jZ' 1 W • !" terre, et ,^„„, ,. -^ en pr^S'„.»t

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avenir. L'arrivée d'un évêou*. tut i^ "."" «^and vte ert rt : *°",'*'r' "■■' "™« P-vre,, et Ù

4° DIOCisE DE VALLUYFIELD

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Mr.u,i,„e. don„L'„TnrnrU ^peTar

hÎwtiiU)!^* manufacturière de V.UeyfieId (10.000)

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d^atfi'dtrS^ I-5.vHU892.ledioe..

d années n a de chances d'accroissements que par

LotT, ^" "Tï"'*" '*'"•'*" protestants qS c^aiSdt '°"'* ^" Huntingdon. Mais il est à craindre que ces gens, riches pour la plupart et adossé, à la frontière américaine où pullulënî Lr. Sr""'' - '--* -e longue et obsUnl

DIOcèsE DE JOUETTE

Non loin de Montréal, vers le nord, dans la vallée

6^ habitants) Sentinelle avancée de la colont' sation a travers les montagnes, on crut qu'il était temps de fortifier et de régulariser son action en fd donnant un évêque. 27 janvier 1904.

reux'nL**?'!' ^^ '^''' '" '°'°" *^''"^d^«°' »o«« heureux que 1 émigrant étranger qui s'installe dans les

rorr'iictn "^r*' ^^* ^°"^"^"^ p-nibiement :

sol qu ,1 convoite sur la montagne et I. forêt : deux ennemis que lui seul a le courage d'affronter.

fast luTr* f ''"'J' ""''''' l'accompagne et ne

fasse lui-même colon. Ce fut toujours l'honneur de

notre clergé d'être demeuré chef de peuple, et de ne s être point confiné timidement dans les seiles occu!

n°nL ï T"'^'' 'P^"'"''- U" protestant rendait naguère hommage à cette action du sacerdoce.

évên.fT' ' ^V'}^ '^'^^'^^^^ ^'«ff-ires. qu'un évêque dans un district, valait trois chemins de fer N empêche que l'on attend avec impatience, dans le diocèse de Johette. l'ouverture de la voie ferrée à travers les Laurentides qui doit ouvrir à la co o! msation une vingtaine de paroisses.

PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE MONTRÉAL

Diocèses d » . . „

i'op. toUle Catholique Française

stH;:^nthe.. :...;. f^S tufâ '^''''

Sherbrooke \%f^ " 'Iff IW.Wl

VaUeyfield. ^J?'IS ^^'^^^ ^'^^

stCdnthe:::::::: SS3' ?f?'SI ""'''''

Sherbrooke Î^'S? "f'!f ^^^'^

VaUeyfield ^'^^^ ^'^74 84.949

JouXai «^'«03 56.086 51.838

(1) Détaché de Montréal en 1904.

om?!r"''t"- 1°"^'"" *=•'"'' '^^"^^ '» population ie cotte provmce ecclésuut.que .'et accrue comme suit : non ca:. uJi.ues.

Xr^ catholiques non français. 18.341 ; français. 144.S>'.6.

2 Population de Montréal, de Maisonneuve et autres faubourgs, environ :

Protestents ggooo

il''" 28.000

Total, non catholiques ng qoO

Bdges, Italiens. Polonais. Allemands. Autrichi'ens. Irlandais. Ecossais. Anglais, etc.. catholiques Ruthènes et OrienUux. etc tmnnn

Total, catholiques 370.000

Population totale ^^

PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE D'OTTAWA

Cette province est située, mi-partie, dans la province civile et catholique de Québec, mi-partie dans le protestant Ontario.

Lorsque, vers le milieu du siècle dernier, la province d Ontario prit, grâce à l'émigration anglosaxonne, les merveiUeux développements qui l'ont placée a la tête des provinces de la Puissance, l'on pensa un instant que l'avenir du catholicisme y serait lié aux destinées des fils de l'Irlande. Et cette

?Qin °".^'*'' ^""''^^ '"'' ^^^ '«•*«' puisque, de 1830 à 1860, plus de deux cent mille catholiques de cette nationalité s'y établirent. Mais le sort a voulu que. depuis, le mouvement qui poussait ces émigrants su- nos plages ait presque complètement cessé. Des

— séjours memeurs ont lui pour la malheureuse Irlande, patrie '"''*^' '' '^'''''^' *" ^oï <^^éri de la

ça"a?e*nt'*Z''~1'^^"*^'' ^"* '^^ Canadiens-français aient commencé d'entamer l'Ontario par toutes ses frontières du nord au sud. de l'est à l'ouest et que a fécondité de la race remplisse les videTcr'éé

S te tltf *'"'; **"' ^" ^'«'»« '°rt«re««e

d'o^u^;:t^ztv tT^'^' '.^^ ^^-^-

Mont-Lairier. Temiscammgue et de

1 DIOCÈSE d'ottaWA

éléSnteT'/'' "^^'^ canadiennes nulle n'est plus leaèrale. Ottawa, en effet, avec ses larees rues

pelouses, son fleuve superbe. « chapelet dont les grains sont des lacs et la chaîne des rapides» 1 palais, ses ministères, son parlement, qui ne ;rS

menTs^ilT^^T" '^'^ ''' ^^^ »>-« -o-.

levarl sJ^'î ï' "' ^' ^""' ''' «'ï'^"*^' ««« boulevards, ses rivières, ses canaux, mérite assurément

d être appelée sans raillerie la Washington duTord Et quoique les protestants par leur richesse y tiln nent le haut du pavé, les catholiques, grâce à leur r^mbre et à l'ardeur de leur foi. 'mpose'nf à tousT respect pour leurs croyances.

nom de Bytown. un simple dépôt de chantiers, un

rendez-vous de voyageurs. Sa prospérité date du jour où la reine Victoria la choisit, 31 décembre 1857 pour capitale de la Confédération dont on posait alors les bases. Mais, depuis déjà dix ans, elle avait été érigée en diocèse. Mgr Bourget, dont l'œil observateur perçait les ténèbres de l'avenir, avait prévu sa splendeur prochaine. Il voyait avec douleur les meilleures terres du pays tomber entre les mains des protestants, faute de prêtres pour diriger là nos colons. Il obtint donc que, le 25 juin 1847, Mgr Guignes, Provincial des Oblats, congrégation récemment arrivée au pays, fût mis par le Saint-Siège à la tète du nouveau diocèse.

Cet homme apostolique commença son œuvre avec six prêtres séculiers, quelques religieux oblats et trente-deux mille fidèles. A sa mort le diocèse comptait 96,000 catholiques.

Dès 1882, son successeur, Mgr Duhamel, éprouvait le besoin de se décharger sur les épaules d'un collègue d'une partie de son immense territoire ; en 1886, 8 juin, la Province ecclésiastique d'Ottawa fut créée en même temps que celle de Montréal ; en 1889, l'Université catholique recevait de Rome ses lettres d'érection canonique ; enfin, le 27 septembre 1908, la fondation du Vicariat apostolique du Témiscamingue consacrait définitivement l'autonomie de la nouvelle Province.

Le diocèse d'Ottawa est aujourd'hui, sans conteste, après Québec et Montréal, le plus important <le la Puissance.

Cette Province ecclésiastique est établie, à cheval, des deux côtés de l'Ottawa, sur les provinces civUes de Québec et d'Ontario. Une teUe disposition paraît étrange, au premier abord, mais eUe s'explique et

— assemble providentielle lorsqu'on réfléchit à quel.

^nefr'T'- P-^'-oriser l'invasion p"^ fique des Canadiens catholiques dans l'Ontario pro-

tionll ""t ''^'*-" ""'' "-^^^ ^« -"^^ dans ir dir^ EUe Ll°;ï"" d'-î--ents dans l'exécutif?

comté 2 n' '°^**' ^1 ^'*^^**" ^' d« R"««e". lê comté Je Nipissmg. et les territoires du Nouvel

Ontario sont conquis complètement à notre fo? ou

en bonne voie de l'être. Dans la ville même d'o"

tawa. sur une population totale de 87.062 habitants

on compte 43.245 catholiques, dont 26.732 It w'

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