‹ L'église chrétienneChapitre 128 sur 371 · Cf. Talmud de Babylone, Aboda zara, 52 b · texte numérisé non relu

Cf. Talmud de Babylone, Aboda zara, 52 b

pour lui un sens national. Quelques anciens coins furent peut-être retrouvés et facilitèrent l'opération. On choisit surtout pour cette contrefaçon les belles pièces de Simon Macchabée, le premier prince juif qui eut battu monnaie \ Par leur ère. qui était celle « de la liberté d'Israël » ou « de Jérusalem » , ces pièces semblaient faites exprès pour la circonstance. Mieux appropriées encore étaient celles où Ton voyait le temple surmonté d'une étoile et celles qui présentaient dans le champ la simple image des deux trompettes destinées, selon la Loi *, à convoquer Israël à la guerre sainte*. La surfrappe fut faite grossièrement, et, dans un grand nombre de pièces, le type romain primitif est encore visible. Cette monnaie s'appela « l'argent de Coziba » ou « l'argent de la révolte ». Comme elle était en partie fictive, elle perdit plus tard beaucoup de sa valeur*.

La guerre fut longue et terrible. Elle dura plus de

4 . Voir l'appendice i à la Sd du volume. Ces contrefaçons de types afiectionnés du public n'étaient pas rares dans Tantiquité (monnaies de Philippe, légende conob). On en a eu des exemples jusqu'à ces derniers temps en Orient (colonnates de Maiie-Tbérèse).

%, Nombres, x, 4 et suiv.

3. Cf. Saulcy, Num.jud,, pi. x-xv, et dans Rev, numinm,, k 864 et 4865; Madden, Jewish eoinage, p. 203 et suiv. (cf. p. 464 et suiv.) Voir VAnlechrist, p. 273-274, et ci-après, appendice i, p. 547 et suiv.

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