‹ L'église chrétienneChapitre 138 sur 371 · Appien, BelL syr · texte numérisé non relu

Appien, BelL syr

3. Grœtz, Gesch. der Juden, IV, p. 469 et suiv., note 47; Dorenbourg, PalesL d'après les Thalm., p. 430, 434 ; Talm. de Bab., Berakolh, 61 b; loma, 44 a; Baba bathra, 60 b; Talm. de Jér., Hagiga, ii, T7 b; Bcreschith rabba, c. 82; Chron. samaritaine, c. 47; ConstiL aposL, Vf, ch. 24 et 25. Ces actes de persécution sont encore attribués à Tyrannus RufuSj mais sans

[An 134] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 215

d'enseigner la Loi était poursuivi. Des juifs renégats, devenus espions, traquaient les fidèles qui se réunissaient dans les lieux les plus secrets pour étudier le code sacré*; on était réduit à le lire sur les toits. Les docteurs se virent poursuivis avec acharnement. L'ordination rabbinique entraînait pour celui qui confirmait et pour celui qui était confirmé la peine capitale*. Il y eut beaucoup de martyrs en Judée et en Galilée; être juif fut un crime dans toute la Syrie*. A cette occasion furent, ce semble, exécutés les deux frères Julianus et Pappus, restés célèbres dans la tradition juive pour avoir préféré la mort à une apparente violation de la loi commise en

doute abusivement (voir ci-dessus, p. 492, note 2). C'est par erreur que Spartien {Adrien, 14) met l'interdictioti de la circoncision parmi les causes de la guerre; cette interdiction en fut l'effet. 4. Talm. de Jér., Hagiga, ii, 4 ; Talm. de Babylone, Hagiga, 45 a et b; Midrasch sur Rulh, n^ ^^i sur Koh., vu, 8. Cf. Derenbourg, MëL, 468 et suiv., 472-47.Î.

2. Talm. de Bab., Aboda zara, 8 6^ 47 ô, 48 a; Sanhédrin, 43 6. Cf. Derenbourg, ibid,, p. 467 et suiv.

3. Derenbourg, Palesl., p. 421, 43ô; Sifré sur Deutéron., S 307; Talm. de Bab., Aboda zara, M b,\% a; Uerakolh, 61 b; Sanhédrin, 42 a^ 44 a; Chulin, 123 a; Midrasch Eka^ ii, 2; Midrasch sur Prov,, i, 43; sur Ps. ix et xvi; sur Cant., ii, 7; Grrctz, IV, 475-477, 464-4G5; Midrasch des dix martyrs, dans Jellinek, Beth hammidrasch, 4% partie, p. 64-72, G™» partie, p. 49-55 et p. xvii-xix, et dans Annuario delta soc. ital. per gli studi orient,, 2* année, p. 469-492; publié aussi par Moebius, Leipzig, 4854.

916 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [Ad 134]

public. On leur offrit de l'eau dans un verre coloré, pour qu'il fût permis de croire qu'ils avaient bu du vin de païen; ils refusèrent*.

Cest vers cette époque qu'on voit les écoles de casuistes le plus préoccupées des préceptes qu'on peut enfreindre pour éviter la mort et de ceux pour lesquels on doit souffrir le martyre. Les docteurs admettent généralement que, en temps de persécution, on peut renoncer à toutes les observances et s'en tenir à trois interdictions, l'idolâtrie, la fornication (c'est-à-dire les unions prohibées) et le meurtre*. On mit en avant ce principe assez sensé : « Résister aux ordres de l'empereur, c'est un suicide'. » FI fut admis que les pratiques du culte pouvaient être dissimulées; au lieu de célébrer la circoncision des enfants avec fracas, on se contenta de l'annoncer par le bruit des moulins à bras*. On faisait remarquer, d'ailleurs, que, d'après Lévitique, xvin, 5,

4. Talm. de Jér., Sanhédrin, m, 5; Megilla, i, 6; Taanilh, iif 43 ; Schebiit, iv, %\ Talm. de Bab., Taanithj 48 b; Pesahim, 50 a; Megillatb Taanith, 42 adar, et scholies; Bereschith rabba, ch. 64; Sifra sur Lévit.j xxvi, 49.

2. Talm. de Jérus., Schebiit, iv, 2; Sanhédrin, m, 6; Talm. (le Bab., Sanliédrin, 77 a; Maimonide, Hilkolh yesodé haUora, ch. y, §§ 4 et 2.

Page 1