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Dial. cum Tryph

(An 13o] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 273

lui la révélation juive quand il la connut, la façon dont les prophètes le conduisirent à Christ. Ce qui le frappa surtout, ce fut la vue des mœurs des chrétiens et le spectacle de leur indomptable fermeté*. Les autres formes du judaïsme qu'il avait autour de lui, en particulier la secte de Simon le Magicien, ne lui inspirèrent que du dégoût*. Le tour philosophique que prenait déjà le christianisme le séduisit. Il conserva le costume des philosophes', ce pallium qui n'était qu'un indice de vie austère, vouée à l'ascétisme, et que beaucoup de chrétiens aimèrent à porter*. Sa conversion ne fut pas à ses yeux une rupture avec la philosophie. Il aimait à répéter que ce n'était qu'à partir de ce jour qu'il avait commencé à être vraiment philosophe, qu'il n'avait fait qu'abandonner les écrits de Platon pour ceux des prophètes, et la philosophie profane pour une philosophie nouvelle, la seule sûre, la seule qui donne à ceux qui la professent le repos et la paix*.

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