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Épiph..xxx

4. Saint Jérôme, Ad Algas , quîrst, 4 0; In /s.^viii, 44; xxix, 20; Êpipb., Iiacr,, xv, xxxiii, 9. Cf. Graetz, V, p. 434.

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reste, de deux sortes d*ébionites, les uns conservant toutes les idées des juifs et n'attribuant à Jésus qu'une naissance ordinaire, les autres réconciliés avec saint Paul, n'admettant la nécessité des observances que pour les Israélites de sang, et reconnaissant à Jésus une naissance surnaturelle comme celle qui est racontée dans le premier chapitre de Matthieu ^ Les dogmes de Técole ébionite suivirent la même ligne de développement que ceux de l'Eglise catholique; peu à peu, même de ce côté, Jésus tendait èi s'élever au-dessus de l'humanité*.

Quoique exclus de Jérusalem en qualité de circoncis, les ébionites d'Orient étaient censés toujours demeurer dans la ville sainte. Les ébionites du reste du monde conçoivent encore TEglise de Jérusalem telle qu'elle était du temps de Pierre et de Jacques, comme la capitale paisible de la chrétienté'. Jérusalem est l'universelle kibla du judéo-christianisme*;

4. Atrrol É&ttvoûoi. Origène, Contre Celse, V, 61, 65; In àfatih.^U XVJ, 11; Eusèbe, H. E„ III, xxvii, «, 3; Épiphane, bsr, XXX, 3; saint Jérôme, In h,, i, \%\ ix, 1.

2. Comparez l'Évangile des nazaréens et celui des ébionites dans Hilgenfeld, Nov, test, extra can. rec, IV, p. 38, etc.

3. Homélies pseudo-clémentines. V. ci-après, p. 328. C'était aussi, ce semble, le point de vue oi^ se plaçait Hogésippe. Voir notre livre VIL

4. L'idée de se tourner vers Jérusalem pour la prière existait

les elkasaïtes qui observent cette kibla à la lettre ne font que symboliser les sentiments de tous. Mais une telle lutte contre Tévidence ne put durer longtemps. Bientôt le judéo-christianisme n'eut plus d'Eglise mère, et les traditions nazaréennes ou ébionites ne vécurent que chez les sectaires épars de la Syrie.

Haïs des juifs, presque étrangers aux Eglises de saint Paul, les judéo-chrétiens s'amoindrirent de jour en jour. A l'inverse des autres Églises, toutes placées dans les grandes villes et participant de la civilisation générale, les judéo-chrétiens étaient épars dans des villages ignorés, où nul bruit du monde n'arrivait. L'épiscopat fut le fruit des grandes cités; ils n'eurent pas l'épiscopat. N'ayant ainsi aucune hiérarchie organisée, privés du lest de l'orthodoxie catholique, ballottés par tous les vents, ils se confondirent plus ou moins avec l'esséisme, l'elkasaïsme. Les croyances messianiques aboutirent, chez eux, à des théories d'anges sans fin. La théosophie et l'ascétisme des esséens firent oublier les mérites de Jésus ; l'abstinence de la chair et les anciens préceptes des nazirs prirent une importance exagérée *. La littérature des

déjà dans l'ancien judaïsme. Psaume xxii, S; I Rois, viii, 44, US; Daniel, vi, 4 4.

4. Épiphane, haer. xxix et xxx. Épiphane avait vécu avec ces sectaires à Éleuthéropolis et en Chypre

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ébionites, toute en hébreu, paraît avoir été faible. Seul leur vieil Évangile hébreu, ressemblant à Matthieu, conservait sa valeur. Les juifs convertis, qui ne connaissaient pas le grec S Taimaient et en faisaient encore leur Évangile au iv* siècle. Leurs Actes des apôtres, au contraire, étaient plus ou moins frelatés. Les Voyages de Pierre % à peine indiqués dans les Actes canoniques, reçurent de leur imagination des développements excessifs. Ils y joignirent de misérables apocryphes attribués à des prophètes, à des apôtres, et où Jacques paraît avoir joué un rôle principal '• La haine de Paul respirait dans tous ces écrits, dont nous retrouverons à Rome les analogues écrits en grec.

Une aussi fausse position condamnait Tébionisme à mourir. « Voulant tenir une position intermédiaire, dit avec esprit Épiphane *, Ebion n'a rien été, et en lui s'est accomplie cette parole : « Peu s'en faut que je n'aie eu tous les malheurs, c( mitoyen que je suis entre l'Église et la syna-

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