‹ L'église chrétienneChapitre 222 sur 371 · Hilg.) op. cit,, 39-42. Cf. les Évangiles^ ibid · texte numérisé non relu

Hilg.) op. cit,, 39-42. Cf. les Évangiles^ ibid

5. Ëpiph., XXVI, 42. Justin et le rédacteur de l'éptlre des fidèles de Lyon et de Vienne semblent avoir connu cet ouvrage. V. ci-après, p. 508 et suiv.

3. Clém. d'Alex., Slrom ,\ï\, 46. Cf. Prolév, de Jacques, ^% 20» Pseudo* Matthieu, 43; Décret de Gelase, cb. vi^

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on voulait, selon certaines idées juives, qui se retrouvent dans la légende agadique d'Abraham*, qu'il fût né dans une caverne*. On cherchait à faire servir à quelque chose le voyage en Egypte, et, comme l'Egypte était le pays où les idoles étaient le plus multipliées, on supposa que la vue seule de l'enfant exilé suffit pour faire tomber la face contre terre toutes les statues profanes *. On savait avec précision le métier qu'exerça Jésus; il faisait des charrues, des attelages*. On prétendait connaître le nom de l'hémorrhoïsse guérie (Bérénice ou Véronique), et on montrait les statues que, dans sa reconnaissance, elle avait élevées à Jésus*.

4. Béer, Leben Abrahams (Leipz., 4859), p. t et suiv. ; Nicolas, Evang. apocr., p. 54-55.

2. Justin, DiaL, 70 et 78; Origène, Contre Celse, I, 54; Eusèbe, Démonst. évang,, III, S; Vila ConsL, III, 40; Cf. Protévangile de Jacques, cb. 48 et suiv.; Pseudo-Mal Ihieu, 43, 44; Tischondorf, Evang, apocr,, p. xxxviii ; Histoire de Joseph le charp., ch. 7; Évangile de l'enfance, ch. %. Cetle imagination fut universellement adoptée. Cf. Vogué, Les églises de T, S., p. 50-54.

3. Eusèbe, Démonst. évang „yi^ %0; IX, S; saint Athanase, De incarn, Verbi, 0pp., t. I, p. 89; Sozom., V, 24 ; Thilo, Cod. apocr., p. XXXVII ; Tiscbendorf, Evang, apocr., p. l, noie; lu, note 2 et 3; Pseudo-Matthieu, ch. 23.

4. Justin, Dial., 88; Évangile de Thomas, 43; Évangile de Venf., 38, 39. Comp. Acta sancti Thomœ, 3.

5. Eusèbe, H. E., VII, ch. 48; Macarius Magnés, dans Pitra, Spicil, I, p. 332-333; dans Blondel, p. 4; Malala, X, p. 237

346 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An HO]

Le désir de trouver des arguments que les païens ne pussent récuser * produisit quelques fraudes pieuses, dont le succès fut rapide dans le monde peu difficile qu'il s'agissait de frapper. La sibylle monothéiste d'Alexandrie, qui depuis des siècles ne cessait d'annoncer la ruine de l'idolâtrie, se faisait de plus en plus chrétienne*. L'autorité qu'on lui accordait était de premier ordre. Sans cesse les anciennes collections sibyllines se grossissaient d'additions, où l'on ne se donnait aucune peine pour sauver la vraisemblance. Les païens s'indignaient de ce qu'ils considéraient comme des interpolations de vieux livres respectables. Les chrétiens leur répondaient avec plus de malice que de justesse : « Montrez-nous de vieux exemplaires où ces passages ne se trouvent

Bonn; Gesta Pilali A, ch. 7, dans quelques msâ.; Nicéphoro, Antirrhet, p. 472 (Pitra); Jean Daraascène, 0pp., I, p. 368, Lequien. Sur la confusion de Bérénice et de Prunice, voyez ci-dessus, p. 471, note; voir aussi Garrucci, Storia delC arle crist., t. III, p. 9 (dichiar. délie tav., t. ii).

4. La foi en la Sibylle était universelle, Spartien, Adrien, 2.

2. PaMeur d'Hermas, Vis. ii, U ; Cérygme de Pierre, dans Clém. d'Alox., SCrom., VI, 5; Justin, ApJ. l, 20, 44; Clément d'Alexandrie, Tertullien, Lactance, fréquentes citations ; Pseudo- Justin, CohorL ad Grœc, 46, 37, 38; Tatien, 44 ; Athénagore, 30 ; Méliton, De veritate, Cur., p. 43 ; Quœst. et resp. ad ortkod,, 74, à la suite de Justin; Gelse, dansOrifç., Contre Celse, V, 61; Vil, 53, 56; Théoph., ad AuloL, H, 3, 9, 34, 36, 38. Chez les gnostiques. Philos,, V, 46.

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pas*. » Les gens d'esprit se moquaient également des sibylles païennes et chrétiennes et les parodiaient avec esprit % si bien qu'Origène, par exemple, ne se sert jamais de ces arguments dépréciés.

On joignait à ces oracles ceux d*un certain Hystaspe, sous le nom duquel couraient chez les païens de prétendus livres sur les mystères de la Chaldée*. On lui faisait annoncer le Christ, les catastrophes apocalyptiques, la fin du monde par le feu, avec une assurance qui supposait chez ceux à qui Ton s'adressait une extrême crédulité *

Vers le même temps, purent être fabriquées les pièces supposées officielles de Tadministration de Ponce Pilate, relatives à Jésus. C'était une grande force, dans la controverse avec les païens et avec les juifs, que de pouvoir faire appel à de prétendus rapports contenus dans les archives de l'Etat. Telle fut l'origine de ces Actes de Pilate % qu'allèguent

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