Ihid., %lx et suiv
3. Ibid,, 26, 56, 58. Cf. les Apôtres, p. 275 et ci-dessus, p. 326.
372 OniGINKS DU CHRISTIANISME. (An 150)
Créateur et à transférer ce titre à un autre prétendu dieu. Tous ces gens-là s'appellent chrétiens, comme on appelle du nom commun de philosophes des personnes qui professent des doctrines opposées entre elles. Pratiquent-ils les monstruosités qu'on reproche aux chrétiens, lampes renversées, embrassements nocturnes, promiscuités, festins de chair humaine? Nous l'ignorons, répond Justin ; en tout cas, on ne les persécute pas pour le fait même de leurs opinions.
La pureté des mœurs chrétiennes fait avec la corruption générale du siècle un admirable contraste ^ Les fidèles qui s'interdisent le mariage vivent dans une chasteté parfaite. On en a vu un frappant exemple à Alexandrie. Un jeune chrétien, voulant opposer une réponse péremptoire aux calomnies que l'on répandait sur les prétendus mystères obscènes des réunions nocturnes, adressa une requête à Félix, préfet d'Egypte, pour qu'un médecin qu'il désignait eût la permission de lui faire l'opération des testicules. Félix refusa ; le jeune homme persista dans sa virginité, content du témoignage de sa conscience et de l'estime de ses frères. Quel contraste avec le dieu Antinous!
Le tableau des réunions chrétiennes est beau et