ApoL I, 66. Cl. ApoL II
(An 150] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 3W
L'ardente conviction de Justin ne lui laissait point de repos. Il s'imaginait être responsable de toutes les erreurs qu'il ne combattait pas*. Les juifs qui persistaient à ne pas se faire chrétiens étaient l'objet perpétuel de ses préoccupations. Il écrivit contre eux, sous forme de dialogue*, peut-être h l'imitation d' Ariston de Pella, un ouvrage de polémique qui peut comptei' entre les plus curieux monuments littéraires du christianisme naissant.
Justin suppose que, dans son voyage de Syrie à Rome, vers le temps de la guerre de Bar-Coziba,
retenu par un accident de navigation à Ephèse% il se promenait dans les allées du xyste, lorsqu'un inconnu, entouré d'un groupe de disciples, fut frappé de l'habit qu'il portait, et l'aborda en lui disant : « Salut, philosophe ! » Il lui apprit en même temps qu'un socraticfue dont il avait suivi les leçons à Ârgos lui avait dit de respecter toujours le manteau de philosophe et de tâcher de s'instruire auprès de ceux qui le portaient. La conversation s'engage sur tin ton