Cbron. d'Alex., à Tannée
4. Dion (LXIX, 42) [Xipbilin?] dit que le temple de Jupiter Capitolin fut bâti i% tov toD dioQ toitov. Après Constantin, le temple
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vait dans les provinces orientales rappelassent le culte de Borne et le lien des provinces avec la métropole \ Pour bien indiquer la victoire de Rome sur un culte local, on dédia le temple à Jupiter GapitoIinS le dieu de Rome par excellence, dieu dont l'attitude et la tenue grave rappelaient Jéhovah, et auquel, depuis Vespasien, les juifs payaient tribut. L'édifice était tétrastyle ; comme dans la plupart des temples de Syrie élevés à partir d'Adrien, l'entablement du fronton était interrompu par une arcade, sous laquelle était placée la statue colossale du dieu '• Le culte de Vénus n'était pas moins désigné que
de Jupiter fut certainement démoli. Les Pères de TÉglise présentent d'ordinaire, en vertu d'idées préconçues, remplacement du temple comme un champ en jachère. Omar n'y trouva, dit-on, qu'un tas dMmmondices (Modjir-eddin, p. 35, 44-43, trad. Sauvaire; p. 453, S26-227, édit. du Caire). Les débris qu'on lui montra (Guillaume de Tyr, I, 2] étaient sans doute des restes du temple de Jupiter. Il en était probablement de même des pans de murs que, du temps de saint Cyrille (Catéch. xv, 45), d'Eusèbe {Démomlr, émngél., YNI, p. 406-407) et du Pèlerin de Bordeaux (p. 47, Tobler), Ton donnait pour des restes de Fancien temple. La confusion est évidente dans Modjir-eddin, p* 35*
\é Ainsi, à Ëphèse, il élève un temple à la Fortune de Rome.
S. Dion Gassius, LXIX, 42; Eusèbe, H. E.^ IV, 6; saint Jér., sur Isaïe, n, 8.
3. Voir les monnaies d'£lia dans Madden, p. 242 et suiv., Saulcy, Numism, jud.^ pi. xvi et xviu. Cf. Vogiié, le Temple de Jér.j p. 62, et les monnaies impériales des yilies de Syrie.
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celui de Jupiter au choix du fondateur de la colonie. Adrien élevait partout des temples à cette divinité protectrice de Rome, et la plus importante de ses constructions personnelles fut ce grand temple de Vénus et Rome, dont les restes se voient encore près du Colysée. Il était naturel que Jérusalem, à côté du temple de Jupiter Capitolin, eût son temple de Vénus et Rome. Le hasard voulut que ce second temple ne fût pas éloigné du Golgolha*. Cela donna lieu plus tard, de la part des chrétiens, à des réflexions singulières*. On vit dans ce voisinage une injure au christianisme, à laquelle certainement Adrien ne pensa point. Les travaux avancèrent lentement, et, quand Adrien, deux ans après, reprit la route de l'Occident, la nouvelle Colonia jElia Capitolina était encore plutôt un projet qu'une réalilé.
Il circula longtemps parmi les chrétiens un récit singulier: c'est qu'un Grec de Sinope, nommé Aquila',
4. Vie de Jésus, p. 434, noie (43« édit. et suiv.)* â. Euâèbe, Vie de Const.j III, 26; saint Jér.,Ép. 49 à Paulin (IV, 2* part., p. 564, Marlianay); Suip. Sev., Hist. sacra, II, 31 (ci. 30); Sozomène, II, 1 ; Socrate, I, 17.
3. Épiph., De mens., 44-15 (comp. Tabrégé De LXX inlerpretibus attribué à Épiphane); Sifra, sect. Behar, i, 9. Nous croyons le récit d'Épiphane vrai pour le fond; mais il a dû confondre Âquila, le traducteur de la Bible, avec un homonyme; le traducteur, en effet, semble avoir été un juif, élève d*Aquiba. II se peut aussi que ce soit par confusion avec Aquila, le mari de
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qui fut nommé par Adrien intendant des travaux pour la reconstruction d*iËIia, connut à Jérusalem les disciples des apôtres, et, frappé de leur piété et de leurs miracles, se Gt baptiser. Mais le changement des mœurs ne suivit pas celui de la foi. Aquila était adonné aux folies de Tastronomie judiciaire * ; chaque jour il tirait son horoscope; il passait pour un savant de premier ordre en ces matières. Les chrétiens voyaient de telles pratiques de mauvais œil ; les chefs de l'Eglise adressèrent leurs remontrances au nouveau confrère, qui n*en tint aucun compte et se
Priscille {Ad,, xviii, 2), et avec Théodotion (Épipb., De mens., 17), qulrénée qualifie Aquila de novrucoc et que saint Épiphane le fiiit naître à Sinope. Le Sifra a pu suivre une donnée créée par les chrétiens. Le aùrcû 7riv6ipt^r.v de saint Épiphane, qui ferait d'Âquila le beau-père, le gendre ou du moins un allié d'Adrien, a aussi son écho dans Midrasch Tanhouma (sect. Mischpatim, init., p. 26 h, édit. Amsterdam). Selon certains critiques, cette prétendue parenté viendrait d'une confusion avec l'Aquila du roman des Reconnaissances (YIII, 7 etsuiv.], lequel est censé frère de Clément et membre de la famille flavienne. On ne sait comment se retrouver dans ce dédale d'erreurs, rendu inextricable par les confusions entre Aquila, Onkelos, Clément, Cléonyme, Calonyme. En tout cas, jamais parent d'Adrien n'a pu porter le nom d'Aquila, Pour les traditions talmudiques relatives aux rapports entre Adrien et Aquila, voir Talm. de Jér., Ilagiga, ii, 4 ; Grœtz, Gesch. der Juden, IV, 2* édit., p. 443, noie.
4 . Ce trait convient bien à un homme de l'entourage d'Adrien, lequel était immodérément livré à ces vanités. Ammien Marcellin, XXV, 4; Sparlien, /Elius Verus, 3.
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raidit contre Tavis de l'Église. L'astrologie l'entraîna dans de graves erreurs sur le destin et la fatalité. Cet esprit incohérent voulait associer des choses opposées et qui juraient d'être ensemble. L'Église le reconnut impropre au salut, et le chassa, ce dont il garda une rancune profonde. Ses relations avec Adrien purent être l'occasion des connaissances particulières que cet empereur paraît avoir eues des chrétiens.