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1 Eus., H. E., IV, 44, 44, 48 ; saint Jér., De viris ill, 23 ; Photius, cod. cxxv, sans parler des allégations, ce semble erronées, d'Anastase le Sinaïte, de saint Maxime, de Jean de Damas, etc. Nous traiterons, au livre VII, du Logot parœnétikos et du De monarchia, attribués à saint Justin.
[An 150) L'ÉGLISE CHaÉTIENNE. 385
des sectes le préserva des aberrations cjuc ne surent pas éviter Tatien, Tertullien. Sa tliéologie est loin d'être la théologie orthodoxe des siècles suivants; mais la sincérité de l'auteur fit qu'on se montra facile pour lui. La Trinité, chez saint Justin, est à l'état d'embryon mal conformé * ; ses anges et ses démons sont conçus d'une façon prodigieusement matérialiste et enfantine; son millénarisme est aussi naïf que celui de Papias * ; il ignore systématiquement saint Paul. Il croit que Jésus est né d'une façon surnaturelle; mais il connaît des chrétiens qui ne l'admettent pas*. Son Evangile différait considérablement des textes aujourd'hui consacrés; il ne faisait pas usage de l'Evangile dit de Jean, et l'écrit qu'il cite, quoique se rapprochant le plus souvent de Matthieu, parfois de Luc, n'est précisément aucun des trois synoptiques*. C'était pro-
bablement l'Evangile des Hébreux, dit « Evangile des douze Apôtres », ou « de Pierre ' », non sans analogie avec la Geîina Marias^ ou Protévangile de Jacques %
4. Cf. ci-dessus, p. 373, et Apol I, 22, 32, 33, 35, 44, 60; Apol. Il, 40; DiaL, 7, 65, 68.
% DiaL,SO, 81.