‹ L'église chrétienneChapitre 258 sur 371 · ÉycdpiaxoTEÇ · texte numérisé non relu

ÉycdpiaxoTEÇ

4. X(S9ci)d2v76c xat '^evop.evci Èpr.ueô^etç, p.'in xoXX(L>p.evct toTç ^oùXccç fcj ôtoO, à>.Xà fAOvà^GVTCÇ... à-ypifoôs'vTe;.

o. Actes de saint Pione, § 43, Ruinart, p. 445, ou dans Acla SS. fcbr., I, p. 44-45.

[An 151] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 393

ques-uns, moins durs, distinguaient entre ceux qui avaient blasphémé le Christ ou dénoncé leurs frères et ceux qui avaient simplement renié leur foi * ; ceuxci pouvaient être admis à se repentir. D'autres, plus indulgents encore, accordaient la pénitence à ceux qui avaient renié de bouche, non de cœur*. Il y avait danger à pousser trop loin la rigueur ; car les juifs cherchaient à gagner à la synagogue ceux que l'Eglise avait ainsi expulsés '.

A côté de ces grands coupables, il y avait les faibles, les incertains*, les mondains, chrétiens honteux en quelque sorte, qui dissimulaient leur état et se voyaient sans cesse amenés à des demi-apostasies*. La profession chrétienne était quelque chose de tellement étroit, que, si le chrétien ne vivait pas uniquement dans la société de ses frères*, il était exposé à des risées perpétuelles. N'existant qu'en vue de la fin du monde, le chrétien de ce temps était tout à fait séquestré de la vie publique. Ceux qui devaient

4. Lettre des Église de Lyon et de Vienne, dans Eusèbe, //. E., V, I, 25.

Page 1