Se rappeler Téon Ecclesia de Vulenlia. Comp. IlClem
5. Vis. II, 2, 4. Cf. III, 8, 9; IV, 3; Mand., proœm.; Sim. z,4.
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les angoisses, la croix, les bêtes) . Hermas voit alors les six jeunes hommes bâtir une tour carrée, émergeant du sein des eaux. Des milliers d'hommes les servaient et leur apportaient les pierres. Parmi ces pierres, les unes étaient tirées du fond de Teau toutes taillées; c'étaient les plus parfaites, elles se joignaient si bien, que la tour paraissait monolithe. Parmi les autres, les jeunes hommes faisaient un choix ; autour de la tour était un tas de matériaux rebutés, soit parce qu'ils avaient des défauts, soit parce qu'ils n'avaient pas la coupe voulue,
« La tour, dit la vieille, c'est l'Église, c'est moi, qui t'ai apparu et qui t'apparaîtrai encore... Les six jeunes hommes sont les anges, créés les premiers, auxquels le Seigneur a confié le soin de développer et de gouverner la création; ceux qui apportent les pierres sont des anges inférieurs. Les belles pierres blanches qui s'appareillent bien sont les apôtres, les évêques, les docteurs, les diacres, vivants ou morts, qui ont été chastes et qui ont vécu en bonne intelligence avec les fidèles. Les pierres qu'on tire du fond de l'eau représentent ceux qui ont souffert la mort pour le nom du Seigneur. Celles que l'on rejette et qui restent près de la tour figurent ceux qui ont péché et qui veulent faire pénitence. S'ils la font tandis que Ton bâtit, ils pourront être employés dans le bâtiment; mais, quand le bâtiment sera une fois achevé, ils ne trouveront plus d'emploi. Les pierres que Ton casse et que Ton rejette sont les méchants; il n'y a pas de place pour eux. Celles qui sont
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jetées loin de la tour, qui roulent dans le chemin et de là dans le désert, sont les incertains,, qui, après avoir cru, ont quitté la vraie voie. Celles qui tombent près de l'eau et n'y peuvent enirersont les âmes qui désirent le baptême, mais reculent devant la sainteté de la religion et la nécessité de renoncer à leurs désirs. Quant aux belles pierres blanches mais rondes, et qui, par conséquent, ne peuvent être utilisées dans un édifice carré, ce sont les riches qui ont embrassé la foi. Lorsque la persécution vient, leurs richesses et leurs affaires les font renoncer au Seigneur. Ils ne seront utiles au bâtiment que quand leurs richesses seront retranchées, de môme que, pour faire entrer une pierre ronde dans une construction carrée, il en faut ôter une grande partie. Juges-en par toi-même, Hermas : quand tu étais riche, tu étais inutile; à présent que tu es ruiné, tu es utile et apte à la vie. »
Hermas interroge son interlocutrice sur la proximité plus ou moins grande de la consommalion des temps. « Insensé, lui répond la vieille femme, ne vois-tu pas que la tour est encore en construction? Quand elle sera terminée, ce sera la fin; or elle avance vers son achèvement. Ne me demande rien de plus*. »
La quatrième vision a lieu encore sur la voie Gampanienne. L'Eglise, qui jusqu'ici est apparue chaque feJs en dépouillant les signes de la vieillesse et avec toutes ^es marques du rajeunissement, se montre
<• Vis. m, 8,
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mainlenant dans Téclat d'une jeune fille merveilleusement parée. Un» monstre effroyable (peut-être Néron) l'eût dévorée, sans le secours de l'ange Thégri, qui préside aux bêtes féroces *. Ce monstre est le présage d'une effroyable persécution qui va venir*. On traversera des angoisses auxquelles il n'y aura moyen d'échapper que par la pureté du cœur. Le monde périra dans le feu et dans le sang '.
Ce n'est là qu'une mise en scène, en quelque sorte préliminaire. La partie essentielle du livre commence avec l'apparition d'un personnage vénérable, en costume de berger, vêtu d'une peau de bête blanche, avec une panetière suspendue à ses épaules et une houlette à la main. C'est l'ange gardien d'Hermas, costumé en ange de la pénitence, qui est envoyé par l'Ange vénérable, pour être son compagnon tout le reste de sa vie*. Ce « pasteur », qui désor-