‹ L'église chrétienneChapitre 281 sur 371 · V. les Évangiles, p · texte numérisé non relu

V. les Évangiles, p

5. Philostrale, Apol., I, m, 2; Origène, Contre Celse, VI, 4<.

[An 153] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 427

puis un certain Maxime d'iEges fit un livre uniquement sur les choses extraordinaires qu*ApolIonius avait faites àiEges, en Cilicîe*. Malgré les railleries de Lucien', « la tragédie », comme il Tappelle, réussit étonnamment. Plus tard, vers Tan 200, Philostrate écrivit, à la demande de la Syrienne Julia Domna, ce roman insipide, qui passa pour un livre exquis et qui, selon un païen très-sérieux, aurait dû être intitulé : « Voyage d'un dieu chez les hommes'. » Le succès en fut immense. Apollonius en vint à être considéré comme le premier des sages, comme un véritable ami des dieux, comme un dieu. Son image se voyait dans les sanctuaires ; il eut même des temples. Ses miracles, ses belles paroles faisaient Tédification de tous. Il fut une sorte de Christ du paganisme, et sûrement l'intention d'opposer un idéal de sainteté bienfaisante à celui des chrétiens ne fut pas étrangère à son apothéose*. Dans les derniers jours de la lutte du christianisme et du paganisme, on le compara nettement à

4 . Philostraie, Apollonius,!^ m, à ; Eusèbe, Contre Hiëroclés, %.

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