‹ L'église chrétienneChapitre 351 sur 371 · OUrpoTaTo; paatXeuc · texte numérisé non relu

OUrpoTaTo; paatXeuc

4. Carm. sib., VIII, 70 et suiv.; 439 et suiv,, 453 et suiv.; cf. V, 54. Voir ci-dessus, p. 4Î et suiv.

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leuse, fille du vieux Latînns! Tu tomberas pour ne plus te relever. La gloire de tes légions aux aigles superbes disparaîtra. Où sera ta force? quel peuple sera ton allié, parmi ceux que tu as asservis à tes folies?

Tous les fléaux, guerres civiles, invasions, famines, annoncent la revanche que Dieu prépare h ses élus. C'est surtout pour Tltalie que le juge se montrera sévère. L'Italie sera réduite en un tas de cendre noire, volcanique, mêlée de naphte et d'asphalte. L'Adès sera son partage. Là enfin régnera l'égalité pour tous; il n*y aura plus d'esclave ni de maître, ni de rois, ni de chefs, ni d'avocats, ni de juges corrompus. Rome subira les maux qu'elle a faits aux autres; ceux qu'elle a vaincus triompheront d'elle à leur tour. Cela se passera en Tannée dont les chiffres additionnés répondent à la valeur numérique du nom de Rome, c est-à-dire en Tan de Rome 948 (195 de J.-C).

L'auteur appelle ce jour de tous ses vœux. Il a des accents épiques pour célébrer Néron l'Antéchrist, préparant dans l'ombre, au delà des mers, la ruine du monde romain. Les luttes de l'Antéchrist et du Messie viendront ensuite. Les hommes, loin de s'améliorer, ne font que croître en malice. L'Antéchrist est enfin vaincu et renfermé dans l'abîme. La résurrection et l'éternel bonheur des justes couronnent

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le cycle apocalyptique. En s'attachant aux initiales des vers qui expriment ces terribles images, Fœil distingue Tacrostiche IH20TS XPEISTOS ©EOï nos SOTHP 2TATP02^ Les lettres initiales des cinq premiers mots donnent à leur tour IX0T2, « poisson » , désignation sous laquelle les initiés s'habituèrent de bonne heure à reconnaître Jésus*. Comme on était persuadé que l'acrostiche était un des procédés que les vieilles sibylles avaient employés pour laisser deviner leurs sous-entendus % on était frappé d'éton-

i. Carm, sib,, VIII, 217 et suiv. Cf. CohorL ad Grœc, 38; Lactance, Div. inst., IV, 45; VII, 16, 49, 20; Eusèbo, Disc, de ConsL,^%] saint Aug., De civ, Dei, XVUf, 23. C'est à tort qu'on a supposé ce morceau interpolé ou remanié. La Cohorlalio ad Grœcos, qui n'est pas de Justin, mais qui appartient au ir* sic( le, y fait allusion, Lactance (IV, 45) réunit les §§4 et 2 du livre VIIL Saint Augustin présente également l'acrostiche comme une particularité que présente un certain endroit du poëme. Notez les liaisons, ^i (vers 247), ov (vers 254). 2TATP02 est omis par saint Augustin et est inutile à rixeTZ; mais Jv (vers 251) s'y rattaclie étroitement. L'orthographe XPEI2T02 était ordinaire (Irénée, I, XV, 2; voir, au contraire, Epiph., De num, my$t:, 5). L'épître prétendue de Barnabe ofiTre déjà des jeux de ce genre (ch. 9J.

2. Comp. Clém. d'Alex., Pœdag,, ÏIÏ, xi, p. 106; Tertullien, De bapL, 1; Origène, In Matlh., t. Xril, 10, Opp. III, p. 58i; inscription d'Autun. Cf. de Rossi, dans Pitra, SpiciL Sol., W, p. 545 et suiv.; Dali, 1870, n" 2 et 3, et pi.; 1873, n° 3 et pi., F. Becker, Die DarstelL J. C. unler dem Bilde des Fisches; 1866 et 1876; Le Blant, Inscr., II, p. 312. Y. Vie de Jésus, p. 315-316.

3. Cicéron,De divinalione,\\f 54; Dcnys d'IIulicarnasse,iy,62-

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iienieiiL devoir une révélation si claire du christianisme se dessiner aux marges d'un écrit qu'on croyait avoir été composé dans la sixième génération qui suivit le déluge. Il se fit de ce morceau singulier une ancienne traduction en vers latins barbares^, qui donna lieu à une autre fable. On prétendit que Cicéron avait trouvé le morceau érythréen si beau, qu'il l'avait traduit en vers latins, avant la naissance de Jésus-Christ*.

Telles étaient les sombres images qui, sous le meilleur des souverains, assiégeaient des sectaires fanatiques. Il ne faut pas blâmer la police romaine d'avoir eu des moments de sévérité contre de pareils livres ' ; maintenant puérils, ils étaient alors gros de menaces ; aucun État moderne n'en tolérerait de semblables. Les visionnaires ne rêvaient qu'incendies. L'idée d'un déluge de feu, opposé au déluge d'eau et distinct de la conflagration finale*, était reçue par beaucoup d'entre eux. On parlait aussi d'un déluge de vent*. Ces

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