Traite d'his et Osiris, clans Plut., ch
[An 126] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 71
plus rien d'humain; il ne connaîtra tii tentations ni défaillances. Tout chez lui préexiste avant d'arriver; tout est réglé a priori; rien ne se passe naturellement; il sait sa vie d'avance; il ne prie pas Dieu de le délivrer de l'heure fatale*. On ne voit pas bien pourquoi il mène cette vie de commande, jouée en rnanière de rôle, sans sincérité. Mais une pareille transformatioil, choquante pour nous, était nécessaire. La conscience chrétienne voulait de plus en plus que tout eût été surnaturel dans la vie du fondateur. Marcion, sans connaître l'ouvrage de pseudo-Jean, fera bientôt exactement le même travail que lui. Il remaniera l'Evangile de Luc, jusqu'à ce qu'il en ait chassé toute trace de judaïsme et de réalité. Le gnosticisme ira plus loin encore ; Jésus deviendra pour celte école une pure entité, un éon qui n'a jamais vécu. Valentin et Basilide ne font en réalité qu'un pas de plus dans la voie où est entré l'auteur de notre Évangile*. Ce sont les mêmes termes spéciaux, de part et d'autre : Père (au sens métaphysique). Verbe, Arche, Vie, Vérité, Grâce, Paraclet, Plérome, Fils unique*. L'ori-