‹ L'église chrétienneChapitre 67 sur 371 · II Tim, IV, 6 et suiv. Ce qui appuierait cette hypothèse · texte numérisé non relu

II Tim, IV, 6 et suiv. Ce qui appuierait cette hypothèse

M ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 127]

qu*il aurait enchâssés dans sa composition apocryphe. Ces trois petits écrits, sortis évidemment de la même plume, et probablement composés à Rome ^ sont déjà une sorte de traité sur les devoirs ecclésiastiques, un premier essai de fausses décrétales, un code à l'usage de l'homme d'Église*. Grande chose est l'épiscopat *. L'évêque est une sorte de modèle de perfection proposé à ses subordonnés *. Il faut donc qu'il soit irrépréhensible aux yeux des fidèles et de ceux du dehors, sobre, chaste, aimable, bienveillant, juste, sans morgue, digne en sa vie, hospitalier, modéré, inoffensif, exempt d'avarice, gagnant honorablement sa vie sans gains déshonnêtes. Il peut boire un peu de vin pour sa santé; mais il faut qu'il n'ait été marié qu'une fois *. Sa famille doit être grave comme lui ; ses fils doivent être soumis, respec-

c'est que Clément Romain [Ep.ad Cor. 7^44) paraît faire allusion à IITim., lY, 6 (àvoXuoi; dans le sens de mort). Les autres ressemblances d'expressions entre répltre de Clément et nos trois épttres viennent sans doute de ce que les deux auteurs puisèrent au même répertoire, c'est-à-dire dans le langage favori de TÉglise romaine.

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