‹ L'église chrétienneChapitre 7 sur 371 · Les Évangiles, p. x et saiv · texte numérisé non relu

Les Évangiles, p. x et saiv

5. Le pré&eDt volume était koprimé quand j'ai eu oonoaissance d'une publication des mékhitaristes de Yenise (S. Aris- MiSj philosophi alheniensis, Sermones duo, S< Lazare, 4878), contenant en arménien, avec traduction latine, deu& morceaux dont l'un serait l'Apologie adressée par Aristide à Adrien (voir ci-après, p. 42). L'authenticité de cette pièce ne soutient pas Texamen. C'est une composition plate, qui répondrait bien mal à ce que Ëosôbe et saint Jérôme disent du talent de Tanteur et surtout à cette particularité que l'ouvrage était conlextum philoso^ vliorum sentenliis (Saint Jérôme, Epist. 83 ad Magnum, 0pp. IV, ^ part., col. 656, Mart.). L'écrit arménien ne présente pas une seule citation d'auteur profane. La théologie qu'on y trouve, en ce qui concerne la Trinité, l'incarnation, la qualité de Mère de Dieu attribuée à Marie, est postérieure au iv« siècle. L'érudition historique ou plutôt mytliologiquo est aussi bien indigne d'un écrivain sérieux du iv siècle. — Le second c sermon » publié par les mékhitaristes a encore moins de droits à être attribué au philosophe chrétien d'Athènes; le manuscrit porte ArisUeus; c'est une homélie insignifiante sur le bon larron.

PRÉFACE. vn

On le voit, tous les signes nous annoncent que nous touchons à la fm de Tâge des origines. L'histoire ecclésiastique va commencer. L'intérêt n'est pas moindre; mais tout se passe en plein jour, et la critique désormais ne rencontrera plus devant elle ces obscurités dont on ne sort que par des hypothèses ou des divinations hardies. Hic cœstus artemque repono» A partir d'Irénée et de Clément d'Alexandrie, nos anciens travaux d*histoire ecclésiastique du xvn' siècle suflBsent presque. Qu'on lise dans Fleury les deux cent vingt pages qui répondent à nos sept volumes, on sentira toute la différence. Le xvii* siècle ne tenait h savoir que ce qui est clair; or les origines sont toujours obscures; mais, pour un esprit philosophique, elles ont un intérêt sans égal. L'embryogénie est par son essence même la plus intéressante des sciences ; car c'est par elle que l'on pénètre le secret de la nature, sa puissance plastique, ses vues finales et son inépuisable fécondité.

L'ÉGLISE CHKÉTIENNE

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