I Tim., V, 9 et saiv
(An 127] L'ÉGLISB CHRÉTIENNE. ' 90
il en est déjà qui se sont égarées à la suite de Satan. » Les veuves sans ressources sont à la charge de l'Eglise ; celles qui ont des parents doivent être nourries par eux.
On voit combien l'Église était déjà une société complète. Chaque classe de personnes y avait sa fonction, représentait un membre du corps social; tous y avaient un devoir, ne fût-ce que celui de faire admirer par sa conduite vertueuse la force des préceptes de Jésus. On comptait surtout pour cela sur les esclaves*. On leur disait que personne ne pouvait plus qu'eux faire honneur à la doctrine nouvelle. On leur recommandait, si leur maître était païen, de redoubler de respect envers lui, pour éviter qu'on ne blasphémât le nom de Dieu et la foi qu'ils professaient. Quant à ceux qui avaient un maître fidèle, on leur conseillait d'éviter les familiarités qu'ils pouvaient se permettre sous prétexte de confraternité et de servir d'autant mieux. D'émancipation, naturellement, il n'est jamais question. — Les vieillards* doivent être sobres, dignes, orthodoxes; les vieilles femmes, vouées à un extérieur religieux et reconnaissables à leur costume de sainteté, doivent éviter la médisance, l'ivrognerie; elles sont comme des
A. I Tim., VI, 1 et suiv. ; Tit., n, 9, 40. â. lit., H, 4 et suiv.
iOO ' ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 127]
catéchistes et ont pour mission d'enseigner aux jeunes à aimer leur mari et leurs enfants, à être modestes, bonnes femmes de ménage, soumises à leurs époux, « pour que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée ». Les jeunes gens seront purs, réservés, dociles.
Quant aux femmes mariées*, leur part est humble, mais belle encore.
Qu'elles aient une tenue convenable, pleine de pudeur, demandant leur parure non aux tresses de cheveux, à l'or, aux perles, aux vêtements précieux, mais, comme il convient à des personnes qui font profession de piété, aux bonnes œuvres. Que la femme écoute l'instruciion en silence et avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni d'avoir de l'autorité sur l'homme; son lot, c'est le silence. Adam, en effet, a été créé le premier, puis ce fut le tour d'Eve. Et ce n'est pas Adam qui a été séduit; c'est la femme qui, s'étant lais?é séduire, commit la prévarication. Ce qui la sauvera, c'est d'avoir des enfants, si elle persévère en môme temps dans la foi, la charité, la sainteté, la modestie.
Tous se montreront sujets soumis*, obéissants, doux, inoffensifs, ennemis des révolutions, intéressés à la paix publique, qui seule peut leur permettre de