‹ L'église chrétienneChapitre 9 sur 371 · Spartien, Adriani vila · texte numérisé non relu

Spartien, Adriani vila

2 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 117]

missante *-, semblait annoncer de nouvelles fureurs. Une intrigue assez obscure, qui paraît avoir été dirigée par Plotine et Matidie, donna, dans ces circonstances critiques, Tempire à Adrien.

Ce fut un très-bon choix. Adrien était un homme d'une moralité équivoque; mais ce fut un grand souverain. Spirituel, intelligent, curieux, il eut plus de largeur d'esprit qu'aucun autre César. D'Auguste à Dioclétien, il fut l'empereur qui constitua le plus. Sa capacité administrative était extraordinaire. Selon nos idées, il administra trop sans doute ; mais il administra bien. Il fut l'organisateur définitif du gouvernement impérial*; il marqua une époque capitale

4. Sparlien, i4£fr.^ 5 : rebelles animas efferebat. Si Ton s'en tenait à la Chronique d'Eusèbe, la campagne contre les Juifs [les Évangiles, ch. xxiii) n'aurait pas été finie à la mort de Trajan et se serait continuée durant les premiers mois d'Adrien (Eusèbe et saint Jérôme, Chron,, \^* année d'Adrien] ; mais ce texte a quelque chose de trouble (comp. la traduction arménienne, Scbœne, p. 464-165). Eusèbe peut avoir été égaré par certaines confusions avec la grande guerre d'Adrien (cf. la Chron, d'Alex., à Tan 449). Spartien {loc, cil.) représente la Palestine, au moment de l'avènement d'Adrien, comme animée d'un esprit de rébellion, mais non comme révoltée. L'Egypte, il est vrai, seditionibus urgebalur [ibid.); mais, d'un autre côté^ Lusius Quietus et Turbo sont représentés comme ayant terminé leurs campagnes contre les Juifs dès le début du règne d'Adrien (ibid.). Comp. Eutrope, VIH, 7.

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